EMPLOYÉS PAR CET AUTEUR ET PERDUS OU MODIFIÉS DEPUIS LUI
Verba a vetiistate repetita non solum magno-^ asserlort's habent, sed etiain afferunt orationi ruajestatem aliquam non sinedelectatione : naiii et auctorilatein anlitjiiitalis habent, et, quia intermissa sunt, gratiaiu novitati similem parant.
QuiNTiLiEN , Inst. orcJ., I, «.
Les anciens mois, employés avec jugement, donnent de la dignité et de la majesté au style : grandioreni reddunt orationera, coiniue parle Cicéron.
Perroniana , p. 292.
« Nos pères ont cru avoir un excellent langage... Est-ce donc que nous parlons mieux qu'eux et avons plus de jugement : rien moins ' . « Ces lignes , écrites au milieu du dix-septième siècle , auraient dû prévenir une injustice quia élé surtout commise depuis celte époque. En effet, plusieurs langues se sont succédé en France, et, parmi elles, unsentiment d'admiration, juste mais trop exclusif, nous avait persuadéà tort qu'il n'y en avait qu'une qui fût digne d'être connue : on s'était borné trop généralement à étudier celle du règne de LouisXIV. Pour qui veut interroger toutes les couches de la civilisation française, toutes les veines de l'esprit national, il en est d'au très qui n'offrent guère moins d'intérêt. L'idiome de la Renaissance, en particulier, est vif, pittoresque, expressif. Ce que La Bruyère avait dit
' Borel, Trésor de Recherches et Antiquités (juv.loises et françaises, ^-4°, 1655 , p. 157.