CCXX APPENDICE
En terminant cet article, il est curieux de relever la singulière bévue de l'un de ceux qui ont attaqué le Catèclûsme des Jésuites. On lit au t. Ier des Documents concernant la Compagnie de Jésus , in-8°, Paris, 1827, dans r«rerfisseme>if placé au-devant du Rédacteur rèridique : « La haine que cet homme portait aux jésuites peut être considérée comme une sorte de manie dont il était possédé. Il est vrai de dire qu'il les haïssait même avant de les connaître ; car il publia son Catéchisme, n'étant pas encore majeur et les jésuites étant depuis dix ans exilés hors de France.... » Or, les jésuites n'étaient bannis quedepuissept années et Pasquier avait soixante-douze ans. 0° Autres œuvres en prose de Pasquier, imprimées séparément , on qui lui ont été attribuées.
Enfin un ouvrage considérable de Pasquier, jusqu'ici demeuré manuscrit, comme on l'a vu, et qui vient d'être publié par les soins de M. Pasquier, membre de l'Académie française, et Giraud , membre de l'Académie des sciences morales et politiques, c'est :
L'Interprétation des Inslitutcs de Justinian , avec la conférence de chaque paragraphe aux ordonnances royaux , arrêts du parlement et coutumes générales de la France, in-4°, de 809 pages, sans compter l'avant-propos de h et Y Introduction de cvm pages ; Paris, chez Videcoq aîné et Durand , 1S17.
Il existait de cet ouvrage quatre manuscrits, qui ont été conférés avec soin. M. Paulin Paris, dans ses Munuscrits français, t. II, p. 1S3, décrivait, il y a peu d'années, celui que possède la Bibliothèque nationale, sousleN°C85C , et ajoutait ensuite : « Ce manuscrit, parfaitement copié, est inédit : Pasquier avait quatre-vingts ans quand il le dicta à ses enfants. En voici le titre : Interprétation des Institutes de Justinian,n\vc leur conférence aux ordonnances royaux, par Estienne Pasquier. Sur la troisième feuille de garde on lit : Ce manuscrit est copié sur un livre manuscrit de M. Favereau, gendre de M. Pasquier. Il y avait écrit sur la première feuille : Ce 12 novembre 1009, maître Estienne Pasquier, conseiller du roi et son avocat en la Chambre des Comptes, commença de nous dicter les présentes leçons, à François Pasquier, son petit-fils, et à moi Jacques Favereau: quod faustum, felix, forlunalumque sil. »
On attribue à Pasquier' :
Un faclum composé pour la demoiselle .Marie de Corbie, et qui
1 Voj lès Dotes de la Monnoie , sur lu Bfbliotbéqoc de La Croix du Maine, à l'article Pasquier.
BIBLIOGRAPHIE. CCXXI
se trouve dans le président Bouhier, Traita de la dissolution du mariage pour cause d'impuissance; in-8° , Luxembourg, 1735. p. 135 à 184.
La pièce ne comporte point d'analyse. Contentons-nous d'observer que Pasquier s'est vu lui-même obligé à exprimer en latin plusieurs des détails où il devait entrer.
M. Giraud, à la fin de la notice sur Pasquier qui précède l'édition de Y Interprétation des Institutes, a commis une légère erreur, en signalant parmi les œuvres omises dans l'édition de 1723 « une dissertation sur les Besponsa prudentum, insérée dans les Opuscules de Loisel, p. 85-93. » Cette dissertation n'est autre chose que la douzième lettre du dix-neuvième livre. Adressée à Loisel, elle se trouve au l. II, col. 5C3-5C8. Loisel y répond dans ses Opuscules, p. 93 et suiv.