‹ Œuvres choisies d'Etienne PasquierChapitre 130 sur 176 · CCX.VI11 APPENDICE · texte numérisé non relu

CCX.VI11 APPENDICE

échantillon (les jésuites), il veut faire juger les autres membres de l'Église. Son intention n'est pas seulement d'attaquer les jésuites, mais l'Église romaine. »

On peut consulter sur cet ouvrage l'Étoile, Journal de Henri III, t. Il, p. 356 ; et la Méthode de Lenglet, Supplément, p. 40.

« Celle espèce de satire, dit le père Lelong, dans sa Bibliothèque historique, t. I, p. 807, fut originairement composée en latin, comme on le voit par l'original, écrit de la main même de l'auteur, qui se conserve à Paris , dans la bibliothèque des dominicains de la rue Saint -Honore, à qui les héritiers de Pasquier en ont fait présent2. »

De son côté , Piganiol de la Force , dans sa Description historique de la ville de Paris , 1705 , in-12 , nous apprend , au t. II , p. 44 1 , que « le manuscrit original du Catéchisme des Jésuites, composé en liitin par Etienne Pasquier et écrit de sa main, se trouvait de son temps dans la bibliothèque du couvent des Jacobins réformés, situé au-dessus de Saint-Roch.., bibliothèque , ajoute-t-il, fort curieuse, et assez nombreuse, depuis qu'un docteur de Sorbonne, nommé Piques, loi avait donné lasienne, très-riche en livres et manuscrits. <> Le couvent ne possédait pas en effet moins de 25,000 volumes.

Aujourd'hui ce manuscrit se trouve à la bibliothèque Sainte-Geneviève : en voici la description.

C'est un volume in-4°, qui a pour titre : « Slephanus Pasquier, Catechismus Jesuilarum manuscriptus; » on lit au frontispice : Hic liber MS., proprium auctoris sui, D. Stephani Pasquier, autographonab haeredibus auctoris collatum fuit... Suivent quelques lignes, qui ne sont plus lisibles, et la date de 1050.

Le manuscrit renferme 009 pages bien remplies, et très-faciles a lire malgré les ratures. Quoique celles-ci ne soient pas multipliées, il n'est cependant guère de page qui n'en renferme quelquesunes. L'écriture se rapporte parfaitement à celle des autographes conservés de Pasquier ; mais elle est plus soignée et plus nette.

1 Le Ier tome renferme 434 pages, erreur, en imputant à notreauteur une

sans aucune indication, d'ailleurs, de parodie du Pater noster et de l'Ave,

lieu d'impression , d'imprimeur et de Maria , placée à la fin de ces deux vo-

date; il finit avec le 2e liv. du Cale- lûmes, mais qui lui est parfaitement

ehisme ; le 2e tome, qui porte au fron- étrangère.

lispice Delft et le nom de Volhurger, 2 11 n'était pas rare qu'à cette époque

contient le 3e livre, placé après plu- on écrivît ses ouvrages en français et

Meurs autres pièces qui ne sont nulle- en latin : témoin le livre d'Airnult

ment de Pasquier. Keller, faute d'y Sur la Puissance paternelle , la Ili'pu-

prendre garde, a commis une grosse blii/uc de Bodin ; etc.j

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