CHAPITRE V
Des Fiançais extraits de la Germanie, et cie leur ancienne demeure.
Il semble que tous nos historiens ne savent où ils en sont , traitant cette présente question : chose qui est, à mon jugement, procédée de l'incertitude qu'ont eu 4 tous les anciens auteurs, de cette grande région de Germanie. Premièrement , si vous vous arrêtez aux Grecs, plusieurs estiment qu'ils en parlèrent à la traverse. Et les P».omains , quoique pour la continuelle fréquentation des guerres en dussent plus être informés, si est-ce qu'en ce qu'ils nous ont laissé par écrit , encore n'y a-t-il assurance. Et qu'ainsi ne soit5, où sont en Jules César, parlant de la Germanie, les Cattiens, Quadiens, Frisiens, Marcomanes, et autres peuples à plein récités par les autres ? Certes vous trouverez que César fait mention des Uhiens , qui tenaient quelques environs du Rhin; et des Suèves, lesquels il pense
1 I.'éd. de 1569 ajoute : ronone nous ' Au seizième siècle, quoique l'accord
pourrions dire maintenant de l'Un lie. du participe passé avec son régime anté-
- Tris substantivement pour peuple, rieur fût assez généra] et recommandé
vutgc&re. par Marot, ce n'était pas encore, toule-
■'• C'est le cliap. vi du liv. I des ne- fois, une règle uniformément suivie. cherches. Xe esl omis dans l'édition de 15G9.
sur tous exhausser, lorsqu'il dit qu'ils tenaient en leur puissance cent républiques ou cités : et néanmoins Tacite attribue seulement ces cent villes aux Sènes, faisant une partie sans plus des Suèves, sans eu ce comprendre les Lombards, Rendîmes, Anglais, Vatiniens, Eudosses , et autres peuples compris sous ce grand nom des Suèves. Tellement que déjà on les voit vaciller en une diversité d'opinions causées de quelque ignorance; comme semblablement vous voyez Ptolomée ne faire que trois peuples de Suèves, qu'il appelle Lombards, Anglais et Sènes, oubliant tous les autres qui sont ajoutés par Tacite : de manière qu'il faut que les uns ou autres pèchent au trop ou moins mettre. Or si cette variété entre les auteurs de la première demi-douzaine a apporté une confusion et incertitude en la tête de ceux qui leur ont succédé, encore y a-t-il plus d'occasion d'être empêché pour le regard des Français , desquels vous ne voyez aucune mention en César, Pline, Tacite, Ptolomée, ou Strabon. Car d'estimerqueCicérons'ensoit souvenu, comme notre Paul Emile dit, c'est se moquer. Et a été le désastre tel, que toute l'ancienneté, écrivant de la Germanie, oublia les deux nations qui étaient comprises sous elle, desquelles toutefois les deux plus grandes contrées du Ponant empruntent aujourd'hui les noms : car et des Lombards et Anglais, vous en voyez quelque mention dedans Ptolomée et Tacite ; et posé qu'aucun d'eux ne fasse mention des Bourguignons, si est-ce que Pline y a suppléé, ainsi qu'a fait du semblable Strabon pour le regard des Sicambriens. Mais en quel endroit d'eux tous trouverez-vous être fait récit de l'Allemand, dont toutefois aujourd'hui toute la Germanie porte le nom, ni >-emblablement du Français, du nom duquel les Gaules ont été depuis onze cents ans appelées? tellement qu'il semble que ce fussent du commencement mots de faction forgés à plaisir par i^ns de guerre, lesquels depuis selon leurs heureux succès, après avoir pris terre ferme, les auraient tournés en noms de nation et contrée; et que les Français se baptisèrent eu cette façon pour une liberté et franchise qu'ils projetaient en leur esprit car ainsi dit-on que le mot de Français signifie en langage allemand libre ), et que les Allemands s'appelèrent aussi de ce
nom , parce que sur leur première venue ils étaient ramassés de toutes sortes de gens :carManenlanguegermanique (comme disent ceux qui en font profession ) veut dire homme, et Al, tout; qui serait pour se conformer à l'opinion d'Agathie , qui les disait être rapiécés de toutes sortes de gens. Bien vous dirai-je que, sur le déclin de l'empire, on célébrait grandement ces deux peuples. Marcellin, au vingt-deuxième livre, dit que l'empereur Julian, exhortant ses soldats, avait accoutumé de leur dire : .ladite me, quem Franci et Allemani audierunt. Au demeurant, c'est une ancienneté qui mérite bien d'être remarquée, qu'entre tous les peuples de la Germanie le Français fut en telle estime, qu'Agathie use fort souvent du mot de Germain pour Français; et saint Hiérosme, en la vie d'Hilarion,dit que ce qui avait autrefois été appelé Germanie était, de son temps, appelé la France : comme si le Français eût épandu son nom et valeur par toute la Germanie. Toutefois par longue succession de temps la chance se tourna, et fut la Germanie appelée Allemagne, comme nous la nommons aujourd'hui ; et la Gaule, France, mot qui était ainsi usurpé dès le temps deChildebert roi de France, fils de Clovis, comme nous voyons dedans saint Grégoire au quatrième de ses Épîtres, écrivant à l'empereur Maurice. Mais pour ne m'éloigner de ma route, et discourir vers quel temps nos Français vinrent se loger en la Gaule , nous sommes si peu clairvoyants en ce fait, que, par manière de dire, nous en jugeons comme aveugles de couleurs. Toutefois la commune résolution ■ est que les Français, extraits premièrement des Troyens, depuis appelés Sicambriens, ayant fondé vers le fleuve de Tanaïs, joignant les Palus-Méotides, et sur la côte de la Scythie, une ville nommée de leur nom Sicambrie, depuis, ayant en faveur de Valentinian, premier empereur de ce nom , déconfit les Alains rebellant contre la couronne de l'empire , furent par l'empereur, du nom grec ( disent nos histoires ), appelés Français, qui vaut autant dire comme preux, vaillants et hardis , et tous d'un même moyen affranchis de toutes tailles , subsides et tributs , pour dix ans : pendant les-
' Le commun avis...
quels ils donnèrent vers le Rhin. Auquel lieu (les dix nus expirés), ne voulant payer le tribut annuel, turent par Valentinian défaits avec une plaie mémorable, qui leur saigna depuis longtemps. Telle est l'opinion de Gaguin et Gilles, qu'ils ont tirée de Sigisbert, laquelle je souhaiterais toutefois être plus curieusement remâchée. En premier lieu, que nos premiers Français soient descendus des Troyens, quel auteur ancien de nom avons-nous, qui nous y puisse servir ou de guide ou de garant ? Davantage, qui ne sait que, longtemps auparavant le déclin des empereurs de B ome , les Sicambriens habitaient déjà sur le llhiu, ainsi que récite Strabon? pour laquelle cause il soutient qu'ils furent les premiers boute-feux etsuscitateurs des guerres de la contrée de Germanie encontre l'empire romain. Et de dire qu'ils fussent surnommés Français par Valentinian, cela est si fort éloigné du vrai, que tant s'en faut que l'on doive faire état de ceux qui mirent cette opinion en avant, qu'au contraire il semble qu'ils n'aient jamais goûté en aucune manière l'ancienneté. Et qu'ainsi ne soit, Vopisque sous Aurelian fait mention de plusieurs Français qui déjà vaguaient dans les Gaules , lesquels furent par lui défaits. Eutrope, au neuvième livre, atteste que, du temps de Diocletian et Maximian, les Français rôdaient toute la côte de la mer Belgique ; et au dixième ■ , que Constantin subjugua quelques rois de France. Et dans ftlarcellin , la plupart des affaires qu'avait Julian l'Apostat au pays de Germanie, c'était encontre les Français; toutes lesquelles choses se sont passées auparavant le temps de Valentinian : qui sont arguments suffisants pour montrer que les Français n'eurent Valentinian pour parrain. Aussi de mettre en avant que cet empereur lit telle déconliture de nous les dix ans passés, vraiment je ne trouve auteur ancien qui le die; ainsau contraire trouverez, au vingt et septième livre de Rffarceilin.que nouvelles vinrent à Valentinian, étant alors en Italie, que la Grande-Bretagne était grandement dégastée 2 par les
1 Au deuxième, portent les précé- gât , on ce ijui est ravagé, Perceval
'lentes éditions des Recherches, ce qui parie de
est une faute évidente, le détail nui ,
. . , „' . ,. V, in'1 terre &£ufc et désertée :
suit se trouvant dans Eutrope, X, 2.
Gaater, déganter un pa>s, c'était c'est-à-dire livrée a In dévastation pi
le dévaster; de 'j^sl, celui qui lail de- au pillage. Voy, Borel . p. Tl'i..
Pietés et Écossais, et semblablement qu'en la Gaule se débordait de toutes parts une grande quantité de Français et Saxons : toutefois de déconfiture, nulle mention. Ce qu'à mon jugement n'eut omis ce gentil bistoriograpbe , ententif sur toutes choses à nous découvrir les guerres de son temps entre les Germains et l'Empire, esquelles il assista, et qui memement florissait du temps de ce Valentinian premier. Parquoi, sans aller rechercher d'une longue traînée ni les Troyens, ni les Sicambriens, dedans les Palus-Méotides (dont nous ne saurions avoir auteur certain ni assuré, fors quelques moines ), les Français furent peuples assis en pays marécageux, comme dit Vopisque, côtoyant d'un côté le Rhin ', la part où ce grand fleuve commence à perdre son nom dedans la mer Océane , ainsi que récitent et Procope et Agathie; et d'un autre côté ( suivant Marcellin) attenant aux Saxons, premièrement nommés Sénois, compris sous l'ancienne division des Suèves. A cause de quoi ils retenaient quelques cas des vieilles façons des Suèves, memement lorsqu'ils abordèrent es Gaules. Car, tout ainsi que Tacite témoigne que les Suèves avaient pour coutume sacrée et générale de porter les cheveux longs, par lesquels les plus grands étaient séparés et reconnus d'avec leurs serfs, esclaves, et autres gens de basse condition ; aussi, comme raconte Agathie , les rois de France, et ceux qui étaient de leur sang, portaient une longue chevelure, non pas retorse comme était l'ancienne usance 2 des Suèves, mais, comme toute façon se change, éparpillée sur les épaules, en signe de majesté. En laquelle même manière les princes des Suèves avaient appris de porter leur perruque 3 du temps d'Arcade et Honoré, empereurs, comme l'on peut découvrir par quelques vers que Claudian écrivait à Stilicon. Semblablement ni plus ni moins que les Suèves, ainsi que récite César, par une profession annuelle, c'est-à-dire qu'ils faisaient d'an en an, étaient coutumiers d'envoyer nouveaux gendarmes cà et là pour guer-
1 C'était le pays où sont maintenant 3 Perruque signifiai! chevelures tt, les Frisons. [Note de Pasquier.) pour exprimer ce que l'on entend parée
2 L'ancienne façon, porte exception- mot aujourd'hui, on disait faussepernelleincnt l'édition des OEuvres de l'as- ruque. On sait que ce mot de perruque çuier, de 1723, ■ était alors fort reçu dans le style noble.
DE LA FBANCE. 31
royer leurs voisins; pour laquelle cause vous voyez, longtemps après la mort de César, les Lombards avoir occupé une partie de Tltalie, et les Anglais la Grande-Bretagne, toutes deux nations de Suèves : aussi les Français, pour la proximité et voisinage qu'ils avaient avec eux, firent un perpétuel vœu de conquête et contre les Gaulois et contre toutes autres nations, jusqu'à ce que finalement ils atteiudrent ' au-dessus de la Gaule; qui est la cause pour laquelle Jornande , évéque, et auteur d'assez grande efficace 2 , ajoute à l'ancienne division des Suèves les Français et Thoringiens. Aussi voyez-vous, en quelques endroits de Marcellin et Futrope, par diverses fois les Français accompagnés des Saxons ( qui sont les anciens Sénois ) avoir entrepris plusieurs courses 3 contre la nation gauloise, pour le voisinage des lieux qu'ils avaient ensemblement 4. Auxquelles entreprises les Français s'abandonnaient plus hardiment, pour deux causes : étant, comme dit est, d'un côté favorisés du Rhin; de l'autre, de la mer Océane; d'ailleurs, en la plupart de leurs pays, environnés de grands marécages et bois : qui était cause qu'aisément ils assaillaient, et, en cas de mauvais succès 5, en leurs retraites étaient malaisément assaillis par les nations étrangères, à l'occasion des eaux et difficultés des passades. En cette façon (comme nous apprenons d'un panégyrique adressé à Maximian empereur) voyons-nous que par telles commodités, sous l'empire de Probe empereur, ils coururent la Grèce, Asie, Libye, et à leur retour prirent et pillèrent la ville de Syracuse; et, ainsi que dit Nazare6 en un autre panégyrique à Constantin , étendirent mèmement leurs forces jusqu'au pays des Fspagnes, en sorte qu'ils tenaient toute la mer Océane en leur sujétion. Au moyen de quoi ils furent sur toutes les nations de la Germanie redoutés par les Romains; et, à la moindre victoire qu'ils obtenaientencontr'eux, les orateurs de cetemps-
' Prétérit de atteindre : pour ils at- Pasquier portent : et en cas desuccès...
teignirent. Ici, comme dans d'autres passages des
* Substantif tombé en désuétude, pour deux premiers livres, nous avons réta-
efficacitê. Iili le texte d'après l'édition de lo69.
J Ces deux motssonl omis dans l'édi- n Sur ce Nazare , que mentionne Anlion citée de 1723. soue parmi les professeurs d'éloquence
' Conjointement. a Bordeaux, voy. les Panegyrici veteres,
s Les éditions faites après la mort de l'arisiis, 1076,111-1", p. 250,
là applaudissant aux empereurs, entre autres choses leur congratulaient qu'ils avaient rendu les mers coyes et assurées • , ayant repoussé les Français, comme si par leur seul moyen tout rOcéan fût troublé : qui est argument assez pertinent, outre les autorités ci-dessus mentionnées, pour montrer qu'ils joignirent à 2 la mer Océane; et au regard de la proximité du Rhin, nous en sommes acertenés par un passage d'Agathie au livre premier, où il dit en termes formels qu'ils habitaient joignant le Rhin pour leur première demeure, et que depuis ils occupèrent une grande partie des Gaules. De quoi mêmement Marcellin nous en baille assurance, quand il dit, en la vie de Julian, que lui, se fiant tant à son bonheur qu'en la vaillantise des siens, ayant passé le Rhin, occupa dès l'instant même l'une des contrées des Français qui se nommaient Antuariens : lesquels par lui surpris furent facilement vaincus, pour autant qu'ils se confiaient eu l'assiette de leur pays, et que de leurmémoireoncquesprinceetrangern'yavait mis lepied, pour la difficulté des avenues et chemins; Duquel lieu nous pouvons presque rapporter qu'ils joignirent au Rhin. Et combien que cette difficulté de passages soit dite en termes généraux, si la faut-il rapporter aux forêts et lieux marécageux desquels ils étaient environnés, comme nous pouvons tirer de Sulpice Alexandrin par le rapport de Grégoire de Tours, et d'autres auteurs dignes de foi. Ainsi ayant et la commodité du Rhin à passer, et étant ( si ainsi faut que je le die ) fossoyés 3 de toutes parts, et remparés de la commodité de leurs eaux, baillèrent mille secousses au Romain, et spécialement vers les parties de la Gaule. Ce qui ne fut pas de tous les autres peuples de la Germanie : car aucuns eurent la commodité du Rhin, mais leur défaillaient les retraites; et les autres, combien qu'ils eussent les marais à propos, ne furent proches voisins de ce fleuve, par l'entrejet duquel est séparée la Gaule de Germanie. Car ( comme dit Paul le Diacre ) les Saxons étaient aussi bien que les Français en terre marécageuse; toutefois, n'étant
1 Tranquilles et sûres : nu écrirait s Littéralement , entourés de fossés,
alors indifféremment coy el quoy ((nie- c'est-à-dire défendus : terme expressif ,
un qui parait appartenir 8 Pasquier.
'-' Furent voisins de...
l>i: LA FRAKCE. o-î
attenant du Rhin, ne se purent si facilement adomestiquer ' de la Gaule, comme firent ces braves Français : mais, prenant avec les Anglais la route de la mer Océane, descendirent de fois à autres en la Grande-Bretagne , de laquelle ils se firent à la parfin £ maîtres ; et les Lombards par les Pannonies usurpèrent aussi l'Italie. Voilà comment et par quelles voies les Français furent redoutés des Romains en la tuition 3 de leur Gaule, leur faisant continuellement guerre au moyen de leur assiette. En quoi ils prospérèrent petit à petit si heureusement, que les Romains, non point sous Valentinian pour combattre les Alains, comme récitent nos annales , mais auparavant et après, s'aidèrent de leurs armes. Caret Procule, qui usurpa l'empire au pays de Gaule, se disait extrait de la nation française ; et, par la gendarmerie 4 des Français qui étaient à la solde de l'empereur Constance, Si! vain se fit proclamer empereur en ;a ville de Cologne. Semblablement Gratian, par le moyen'de Mellobaudes roi des Français, tua Macrian roi des Allemands, et aussi déconfit une infinité de Lants 5 : qui nous donne enseignement en quel bruit et réputation étaient les Français envers les Romains, puisque les empereurs cherchaient si soigneusement leur alliance. Laquelle toutefois n'était de telle durée, que pour aucuns qui se soumettaient à l'empire ( car ils étaient divisés en plusieurs peuples, comme Saliens et Antuariens ), les autres ne passassent souvent le Rhin pour endommager les Romains, ainsi qu'ils firent sous meilleurs gages quand ils s'emparèrent des Gaules, et de tout le pays que possédait le Romain en la basse Allemagne.
1 Ce verbe, plusieurs fois employé par Ce terme, qui n'est pas donné par
Pasquier, veut dire rendre ami, ifami- ISMcot, se trouve déjà dans l'ordonnance
lier, et, dans le sens réfléchi, s'établir, du roi Je'jn, du 9 avril 1353 : ou le lit
se domicilier; ici, en particulier, s'em- encore dans les Mémoires de Sully, t. I,
parer. Voy. le Glossaire de l'ancienne c. 64 : les Anglais l'ont conservé. langue française, par I.acurne de ' Les troupes : nii gendarme, c'était
Sainfe-Palaye, in-folio, col. 220. un guerrier. Ainsi Ronsard, dans sou
- Ils finirent enfin par se faire... Cette ode au sieur Bertraud, appelle Hector
locution très-ancienne, et que l'on le premier ctes gendarmes. trouve dans \ illeliardouin , veut dire 5 11 s'agit sans doute des l.andicns,
tout à fait ii la tin. Par y est employé l.andi , peuple de Germanie, dont Ger-
(tanS le sens augmentatif qu'il avait manicus avail auparavant c!r \»\n-
chei nous, comme per rlie* les Latins, queur.
•! Protection ,' défense, conservation.
34 liECHEUCITES