‹ Œuvres choisies d'Évariste ParnyChapitre 119 sur 147 · RÉPONSE · texte numérisé non relu

RÉPONSE

Comme un autre je suis Français; Mais toujours on doit au Parnasse Craindre les conseils de l'audace, Et le poids des vastes sujets.

Mes rimes sont chose légère :

Quoique Français, je sais me taire.

Sans doute de Napoléon Il est sonore le grand nom ; Mais il faut la voix d'un Homère , Il faut une Iliade entière Aux combats , aux lauriers épars De ce favori de la gloire, Qui donnant des ailes à Mars, De pleurs exempte la victoire, Qui sur des monceaux d'étendards, Debout et promettant l'olive, Aux yeux de l'Europe craintive Devient le César des Césars.

D'un héros que l'œil suit à peine , Quel poète , sans perdre haleine , Peut prendre le vol menaçant ,

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Et de Boulogne s'ëlançant ,

Comme un foudre tomber sur Vienne?

Elle enivre l'eau d'IIipocrène ;

Buvons avec sobriété :

La poétique vanité

Des vanités est la plus vaine. ■

Mes amis , l'aigle audacieux ,

Souriant au faible ramage

Des faibles chantres du bocage

S'élève et plane dans les cieux.

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