A M. MILLEVOYE
AUTEUR DU POKME DE L AMOIR MATERÎVEL.
Il est vrai, j'ai dans mes beaux jours Chanté de profanes amours.
Du rigorisme qui me damne
ipo RÉPOIS^SES DIVERSES.
Partagez-vous l'arrêt cruel?
Cet amour que l'on dit profane Commence l'amour maternel ; Vous achevez donc mon ouvrage :
Mais honneur à votre Apollon , Et que riiumble fleur du vallon Au lis des jardins rende hommage.
Votre verve est brillante et sage.
Aux petits charlatans moraux , Qui viennent au pied du Parnasse Etablir d'ennuyeux tréteaux , Vous laissez leur risible échasse, Et leur vieux baume inefficace.
Et le vide pompeux des mots.
Un sentiment vrai vous inspire, Et vos chants sont purs comme lui.
D'autres feront crier la lyre :
Combien de beaux vers aujourd'hui Que sans fatigue on ne peut lire!
Poursuivez donc, et laissez dire Ces eraves et doctes élus.
Si bien payés et si peu lus , Dont la muse toute emphatique Préfère à l'élégance antique, A la justesse, à la clarté, Parures du chant didactique.
D'un nouveau pathos poétique L'aJTibitieuse obscurité.
REPONSES DIVERSES. lor