‹ Œuvres choisies d'Évariste ParnyChapitre 135 sur 147 · A M. FÉLIX NOGARET · texte numérisé non relu

A M. FÉLIX NOGARET

SUR SA TRADUCTIOJy D^ARISTENJÈTE.

Le véritable Arlstenète Esquissa de maigres tableaux.

Vos heureux, et libres pinceaux Achèvent son œuvre imparfaite.

On assure qu'aux sombres bords Il profite de cette aubaine; Car des auteurs la troupe vaine Cherche encor l'encens chez les morts ; Et votre grec, je le parie, Sur vos dons gardant le secret, D'un air modeste s'approprie Les complimcns que l'on vous fait.

A M. VICTORL\ FABRE.

Xe bourg lointain qui vous vit naître, Aux Muses inconnu peut-être,

Est par Hippocrate vanté :

On y boit, dit-on, la santé.

Près de son onde salutaire Naîtra le laurier d'Apollon :

Oui, sur la carte littéraire Vais un jour vous devra son nom.

Vos vers ont le feu de votre âge, Du premier âge des amours; Et bravant le moderne usage Votre prose facile et sage A la raison parle toujours.

Ainsi sous la zone brûlante Un jeune arbre aux vives couleurs Devance la saison trop lente, Et mêle des fruits à ses fleurs.

Oallt au poète amoureux

Qui cbante une autre Elconore!

Ce nom favorable et sonore

Embellit quelques vers bcureux

Qu'au Parnasse on répète encore.

Que dis-je, beureux? Est-ce un bonbeur

De faire pleurer l'élégie?

Et le sourire du lecteur Peut-il dédôthmager l'auteur Qui perd une amante chérie?

Votre succès sera plus doux.

L'Amour est sans ailes pour vous, Dans vos vers point de longue absence, Point d'hymen forcé, d'inconstance, D'exil ni d'adieux éternels. Combien ces adieux sont cruels!

Votre muse heureuse et féconde Chante des amours sans regrets; Et d'Eléonore seconde J'en félicite les attraits.

XTII.

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