‹ Œuvres choisies d'Évariste ParnyChapitre 42 sur 147 · LIVRE TROISIEME · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIEME

Oui, j'en atteste la nuit sombre, Confidente de nos plaisirs.

Et qui verra toujours son ombre Disparaître avant mes désirs; J'atteste l'étoile amoureuse , Qui pour voler au rendez-vous Me prête sa clarté douteuse ; Je prends à témoins ces verroux , Qui souv'ent réveillaient ta mère.

Et cette parure étrangère, Qui trompe les regards jaloux; Enfin, j'en jure par toi-même, Je veux dire par tous mes dieux; T'aimcr est le bonheur suprême , Il n'en est point d'autre à mes yeux.

Viens donc , 6 ma belle maîtresse , Perdre tes soupçons dans mes bras;

Viens t'assurer de ma tendresse , Et du pouvoir de tes appas.

Aimons, ma chère Éléonore, Aimons au moment du réveil , Aimons au lever de l'aurore.

Aimons au coucher du soleil , Durant la nuit aimons encore.

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