LA MAIN
C^iJAiND on aime bien, l'on oll!)li<^
Ces frivoles ménagemens
Que la raison ou la folie
Oppose au bonheur des amans.
On ne dit point : «La résistance
« Enflamme et fixe les désirs;
« Reculons l'instant des plaisirs
« Que suit trop souvent Tinconslance. »
Ainsi parle un amour trompeur.
Et la coquette ainsi raisonne.
La tendre amante s'abandonne
A l'objet qui toucha son cœur ;
Et dans sa passion nouvelle.
Trop heureuse pour raisonner.
Elle est bien loin de soupçonner
Qu'un jour il peut être infidèle.
Justine avait reçu la fleur.
On exige alors de sa bouche
Cv.t aveu qui flatte et qui louche,
Alors même ((u'il esi menteur.
i^lie i-epoîid pai' sa i oiiocin-;
Puis avec un souris céleste Aux Ijaisers de l'heureux: Yalsiu Justine abandonne sa main.
Et la inain piouirt tout le reste.