‹ Œuvres choisies d'Évariste ParnyChapitre 81 sur 147 · LES RIDEAUX · texte numérisé non relu

LES RIDEAUX

Daivs cette alcôve soiitairr

Sans doute habite le repos ;

Voyons : mais ces doubles rideaux

Semblent fermés par le mystère;

Et ces vêtemens étrangers

Mêlés aux vêtemens légers

Qui couvraient Justine et ses charmes

Et ce chapeau sur un sopha ,

Ce manteau plus loin, et ces armes,

Disent assez qu'Amour est là.

C'est lui-même : je crois entendre

Le premier cri de la douleur,

Suivi d'un murmure plus tendre,

Et des soupirs de la langueur.

Yalsin , jamais ton inconstance N'avait connu la volupté; Savoure-la dans le silence.

Tu trompas toujours la beauté; Mais sois lidèle à Tinnocence.

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