LI-: SEIN
Justine reçoit son ami Dans un cabinet solitaire.
Sans doute il sera téméraire? Oui, mais seulemeni à âav.i :
Ôii jouit, alors qu'on diffère.
Il voit, il compte mille appas,
Et Justine était sans alarmes ;
Son ignorance ne sait pas
A. quoi serviront tant de charmes.
Il soupire et lui tend les bras;
Elle y vole avec confiance;
Simple encore et sans prévo-ifanqe.
Elle est aussi sans embarras. •
îvîodérant l'ardeur qui le presse,
Valsin dévoile avec lenteur
Un sein dont l'aimable jeunesse
Venait d'achever la rondeur.
Sur des lys il y voit la ro&e;
Il en suit le léger contour;
Sa bouche avide s'y repose :
Il l'échauffé de son amour.
Et tout-à-coup sa main folâtn
Enveloppe un globe charmant.
Dont jamais les yeux d'un amani
N'avaient même entrevu l'albâtie.
C'est ainsi qu'à la volupté Valsin préparait la beauté Qui par lui se laissait conduire; Il savait prendre un long détour.
Heureux qui s'instruit en amour, Et plus licurcux qui p{'Ui instruire!
LE BALSEK.
Ah! Justine, qii'avez-vous fait ' (hicï nouveau trouble et quelle ivresse! (^uoi 1 cette extase enchanteresse iJ'un simple baiser est l'effet 1 Le baiser de celui qu'on aime A son attrait et sa douceur; iVIais le prélude du bonheur Peut-il être le bonheur menjc?
Oui, sans doute, ce baise!-là Est le premier, belle Justiiie; Sa puissance est toujours divine.
Et votre cœur s'en souviendra.
Votre ami murmure et s'('tonne Qu'il ait sur lui moins de pouvoir; Mais il jouit de ce qu'il donne; Ci'est l>eaucoup plus que recevoir.
TABLEATfltr