XII AVIS DE L KDITETR
si Ton procède avec méthode. Partout où le mot n'a pas été surchargé, partout où des ratures successives n'ont pas entamé le papier, la lecture est certaine; ce n'est que dans ces deux cas qu'elle peut être douteuse.
La lecture de 1'autogrnphe est facilitée par une copie faite par les amis de Pascal (Bibliothèque nationale, fond fr. n° 9203). Cette copie est extrêmement importante, elle est généralement exacte et fournit de nombreux fragments qui ne se trouvent plus dans le manuscrit autographe et qui ont dû être égarés avant la réunion des fragments originaux en volume. Le manuscrit porte des corrections de la main de Nicole et d'Arnauldqui s'en servirent pour préparer l'édition princeps, 1669.
Une autre copie faite par le P. Guerrier de l'Oratoire (Biblioth. nat., fond fr. n° 12496) renferme quelques fragments qui ne se trouvent pas dans l'un ni dans l'autre des recueils précédents.
V. — Éditions — L'édition princeps a été donnée par Arnauld, Nicole, le duc de Roannez et d'autres amis de Pascal. Dans la préface rédigée par Etienne Périer, que nous reproduisons intégralement (p. 43- 62), les premiers éditeurs exposent la nature de leur travail et le plan de l'ouvrage de Pascal développé par l'auteur dans une conversation à Port-Royal.
L'impression de cette édition fut achevée le 2 janvier 1670, (1 vol. in-12, chez Deprez, à Paris.). M. Faugère signale sous le même millésime de 1670 trois éditions princeps, identiques quant au format et quant au texte, mais n'ayant pas le même nombre de pages, « et provenant évidemment de trois impressions successives, ou peut-être simultanées. »
L'édition princeps de 1670 fut réimprimée la même