‹ Œuvres choisies de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 108 sur 198 · ACTE V , SCÈNE VIL 1S · texte numérisé non relu

ACTE V , SCÈNE VIL 1S

FI GA RO , sautant de joie.

Messieurs) vous l'aveu entendu? tous témoignerez s*il le faut. Mon maître , voilà tos effets ; donnez-les k leur détenteur ,' si votre cœur Ten juge digne. ( // lui remet iç portefeuille. )

^E COMTE, se levant, a Bégearss.

Grand Dieu! les lui donnée ! homme cruel, sortez de ma maison ; l'enfer n'est pas aussi profond que vous ! grâce à ce bon vieux serviteur I mon imprudence est réparée : sortez à l'instant de chez moi.

BiOEARSS.

O mon ami ! vous êtes encore trompé! {Le Comte ^ hors de lui ^ le bride de sa lettre o»f^erte. )

Et cette lettre, monstre I m'abuse- t-elle aussi?

BÉGBARSS , la voit : furieux , il arrache au

Comte la lettre , et se montre tel 4fu*il est. . Ah... l je suis joué ! mais j'en aurai raison !

LÉON

Laisses en paix une famille que tous avez remplie d'horreur«

i6o LA MÈRE COUPABLE.

b£gbàR88, furieux.

Jeune insensé ! c'est toi qui vas payer pour tous; je t'appelle^au combat.

LÉON, i^tU* LB COMTE, t'tie.

Lëon!

LA COMTESSE, t^tU*

Mon fils!

FLORBSTINE, viie.

Mon frère !

LE COMTE

Léon ! Je vous défends... ( A Bégearts, ) Vous vous êtes rendu indigne de Thonneur que TOUS demandez : ce n*est point par cette voie-là qu*un homme comme vous doit terminer sa vie. {Bégearss Jait un geste affreux , sans parler, )

FIGARO, arrêtant Léon , uit^emeni.

Non , jeune homme ! vous n^res point ; monsieur votre père a raison , et Topinion est réformée sur cette horrible frénésie ; on ne combattra plus ici que les ennemis de Fétat.

Laissei-le en proie à sa fureur ; et s'il ose vous attaquer, défendez-vous comme d'un assas-

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