‹ Œuvres choisies de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 109 sur 198 · ACTE V , SCENE VII. i6i · texte numérisé non relu

ACTE V , SCENE VII. i6i

sln; personne ne trouve mauvais qu*on tue une bète enragée ! mais il se.gardera de l'oser ; rhomme capable de tant d*horreurs doit être aussi lâche que vil ?

BÉ 6BA&8S, hors de lui.

Malheureux !

L B COMTE, frappant du pied.

Nous laissez-vous enfin F c'est un supplice de vous voir. (La Comtesse est effrayée sur un siège i Fiorestine et Suzanne la soutiennent', Léon se réunit a eUes. )

BÉ6EARSS, les dents serrées.

Oui morbleu! je vous laisse; mais j'ai la preuve en main de votre infâme trahison !

TOUS n'avez demandé l'agrément de sa Majesté, pour échanger vos.biens d'Espagne, que pour être a portée de troubler sans péril l'autre c6té des Pyrénées.

LE COMTE

O monstre ! quCi dit- il ?

BÉGEÀRSS.

Ce que je vau dénoncer à Madrid. N'y eûtil que le buste en grand d'un Washington, dans votre cabinet, j'y fais confisquer tous vos biens.

i62 LA MÈRE COUPABLE.

FiGA&o, criant»

Certainement ; le tiers ab dénonciateur.

BÉGBARSS.

Mais pour que vous n^ëchangies riètt , )e Icours chez notre ambassadeur arrêter dans ses mains Tagrément de sa Majesté , que Ton attend -par ce courrier.

. FIGARO , tirant unMquel de sa poche , s'écrie

t^iuement :

L^agrément du roi ? le voici : )*avais prévu le coup; Je viens, de votre part, d*enlever le paquet au secrétariat d'ambassade ; le courrier d'Espagne arrivait? (Le Comte avec tfii»acité prend le paquet, )

B£G£ARSS , furieux , frappe sur sàrt front , fait deux pas pour sortir, et se retowrne.

Adieu , famille abandonnée ! maison sans moeurs et sans faonneùr ! Vous aurez nmpu' deur de conclure un mariage abominable , en unissant le frère avec la sisur : mais Tunivers saura votre infamie ! { Il sert.}

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