‹ Œuvres choisies de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 135 sur 198 · AT AH · texte numérisé non relu

AT AH

Que me ve\ix-tu , brave soldat ?

T A R A K E , avec un grand trouile^ O mon roi ! prends pitié de mon affreax état!. £n pleine paix , un avare corsaire Comble sur moi les horreurs de la guerrç* Tous mes jardins sont ravagés , Mes esjclaTes sont égorgés y L'humble toit de mon Astasie , Est consumé par l'incendie. ...

ATAB.

Grâce an ciel, mes ^rmens vont être dégagés!

Soldat, qui m'as sauvé la vie, Reçois en pur don ce palais Que dix mille esclaves Malais Ont construit d'ivoire et d'ébène :

Ce palais, dont l'aspect riant Domine la fertile plaine Et la vaste mer d'Orient.

La, cent femmes de Circass^e ^ Pleines (Vàttraits et de pudeur.

Attendront l'ordre de ton cœur, Poiu- t'cnivrer des trésors de l'Asie*

aM TARARE. .

Poisse de ton bonheiur renvicaz.s'irritec!

Puisse rioCime ealomme, Pour Ce perdre , en vain s'agiter... !

AïiTAU.OtiTy-has, Mais, seigneur, ta hantesse onblie...

▲ TÀR, Uu, Je l'élèye , Altamort, poar le prkipitei^.

(ffaut.) Aliei, tisir, -que I^>n pa]iUe.««

TABAHE.

O mon roi! ta bonté doit se faire adorat;.

Des maux du sort mon ame est peu saisie ; Biais celui de mon cœur ne peut se réparer; Le barbare emmène Astasie.

▲TAR , ayec un signe é'ytfélUgence, Quelle est cette femme , AJtamortï

8eigneur , si'j'en crois son transport ,.

Quelque esclave jeune et jolie.

tarare:, hfUgné»

Une esclave ! une esclave ! Excuse , ô roi «l'Omnsh A ce nom odieux tous mes sens sont^émof •

Astasie estnne déesse.

Dans mon c/geur son^fvnt cop^^^ljtii^^ 8a voix sensible, enchanterez >.

Faisait triof^pi^er lA.Yfi]:tu^

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