ACTE m , SCÈNE VI. aSg
Parler serait un beau pro<lige !
D'affreux 8on,i inarticulés...
ATAR lui prend U Irai ; Tfiraxe eu sans mouftvunt ,
prosterné,
O bisarre sort cle ton maître !
Tu maudis quelqsefois ton étrf ...
Je venais , les «eus agit^ ,
L'iionorer de quelques bootis ^
Soupirer Tamour auprès d'elle»
A peine étais-je a ses c«tés,
Elle s'échappa, la rebelle !
Je l'arrête et saiùs sa main :
Tu n'as vu cbes nulle mortelle
L'exemple d'un pareil dédain !
« Farouche Atar, quelle est donc ton envie ?
« Avant de me ravir l'honneur,
« Il faudra m'arracher la vie..« »
9C8 yeux pétillpieut de fureur.
Farouche Atar...son honneur... La sauvage^.
Appelant la nioria grands cris.k.
Atar, enGp, a connu le mépris.
(Il tire son poignard. )
Vingt fois i'ai voulu , dans ran rage.
Epargner moi-même à son bras...
AUonSj Calpigi, suis mes pas.
C A L P I G I lui présente sa simarre.
Seigneur, preiics votre simarre.
26o TARARE.
▲ TAR
RatUcbe avant inon brodcquia 6ar le corps de cet Africain...
(Il met son pUd fur le cdrps de Tarve,) Je «ens que la farear m'égare... \
(Il regarde Tarare,} Malheureux nègre, abject et nn An lieu d'un reptile inconnu Que du néant rien ne sépare, Que n'ea-tu l'odieux Tarare t Avec quel plaisir, de ce flanc.
Ma main épuiserait le sang. . . 1 Si l'insolent pouvait jamais connaître Qnels dédains il vaut à son maltte««* l £t c'est pour cet indigne objet, C'est pour lui seul qu'elle me brave...!
Colpigi f je forme un projet :
Coupons la tête « cet esclave; Défigure-la toufi-k- fait; Porte-la de ma part toi-même.
Dis-toi qu'en mes transports jaloux , Surprenant ici son époux...
(Il tire le sabre de Calpigi. ) ' C À L P I G I l'arrête et l'étoigne de sçn amè. De cet horrible stratagème, A h ! mon maître , qu'espér^s-vous i Quand elle pourrait s'y méprendre, Eq deviendrait-elle plus tendre ?