ROBIN
o u J Q V R 8 , tonjonrs , il est tonjonrs le même 3 Jamais Robin , PTe connut le chagrin ; Le temps sombre ou serein , Les jours gcas , le carême ^ Le matin on le soir ; Dites blanc ^ dites noir , Toujours , toujours, il est toujours le même.
3o4 POÉSIES
U a pour Ini cet air m&le qu'on tàmt^i, L'ceil.ea arr^t,
Ferme sur le jarret,
Plas souple qu'un tieuret p
Des reins à la daléme ,
Frisé , haut ^n couleur ;
Et pour la belle humeur y Toujours, toujours, il est toujaurs le mCme;
Pqr mon tambour brodant mieux que moi-mémen Yeux-je un ftenron i
Jamais il n'a dit non ;
£n plus d'une façon
Il sait faire son tb^me ;
S'il badine an fiekton ,
Quand il travaille au fond , Toujours , toujours , il est toujours le n£me«
{l m'est ici fille ou femme qui n'oimu^ Mon beau garçon ; ' Beau, c'est-a-dire bon.
La dame du canton ,.
Connaisseuse n'en cbéme ; Mou cœur n'est point jaloux^ Car en rentrant ches nous ^ ^oujoujrs , toujours , il est toujours le mémet
DIVERSES. 3pS
JpQur en jnger , il faudrait être à même y On n'a rien tu , Quand on ne L'a pas en. ;.
Les filles de Jësu ^Du couvent d'Apgonl^ft y Ont plus d'un qn vécu Avec mon snperflu, ; Toujours , toujours , il est toujonrs le même.
Pour l'éprouTcr i'ai pins d'un stratagêpie $. Je vois souvent
Qu'il vient le nei au vent ;-
J'affecte , en lui parlant ^
Une froideur extrême y
Je change de propos y
Je lui tourne le dos ; Ton joues I toujours y il est tO|UJonrs le même»
7« Roinn , dansons ce branle que tant j'aime ;.
Sans le presser , Robin vient le passer ; Robin j j'en veux danser ^
Un second , un troisième ; Je veux recommencer y Je ne veux plus cesser ; Tonjowrt, toujours , il est toujours le même»
3o6 POÉSIES
Comment loujonral dit un grand momieur bWmt.
On le croira , Mais quand on le verra ; Nos sœur» de l'Opéra Résoudront ce problême :
Messieurs ^ie n en sais rien ; Ce que je sais fort bien , Toujours, toniours, il est toujours le même.
Hier au soir , viens, dit-il , qne je t%im« \ Rohin , bêlas !
Cela ne se peut pas 1 A moi des embarras ?
Parbleu \ le beau système !
Porte ton compliment Au nouveau parlement ; Toujours , toujours , il est toujours le mémt.
Enfin , un jour , voyons , disrje en moi*mêmt , P^ mon labeur ', 6i j'en serai vainqueur ; J'en arracbai le bour , Le lait, après la crème, Je lui tordis le bec , Je le croyais a sec :
Toujours , toujours , il «si toujours U miser