‹ Œuvres choisies de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 193 sur 198 · ROBIN · texte numérisé non relu

ROBIN

o u J Q V R 8 , tonjonrs , il est tonjonrs le même 3 Jamais Robin , PTe connut le chagrin ; Le temps sombre ou serein , Les jours gcas , le carême ^ Le matin on le soir ; Dites blanc ^ dites noir , Toujours , toujours, il est toujours le même.

3o4 POÉSIES

U a pour Ini cet air m&le qu'on tàmt^i, L'ceil.ea arr^t,

Ferme sur le jarret,

Plas souple qu'un tieuret p

Des reins à la daléme ,

Frisé , haut ^n couleur ;

Et pour la belle humeur y Toujours, toujours, il est toujaurs le mCme;

Pqr mon tambour brodant mieux que moi-mémen Yeux-je un ftenron i

Jamais il n'a dit non ;

£n plus d'une façon

Il sait faire son tb^me ;

S'il badine an fiekton ,

Quand il travaille au fond , Toujours , toujours , il est toujours le n£me«

{l m'est ici fille ou femme qui n'oimu^ Mon beau garçon ; ' Beau, c'est-a-dire bon.

La dame du canton ,.

Connaisseuse n'en cbéme ; Mou cœur n'est point jaloux^ Car en rentrant ches nous ^ ^oujoujrs , toujours , il est toujours le mémet

DIVERSES. 3pS

JpQur en jnger , il faudrait être à même y On n'a rien tu , Quand on ne L'a pas en. ;.

Les filles de Jësu ^Du couvent d'Apgonl^ft y Ont plus d'un qn vécu Avec mon snperflu, ; Toujours , toujours , il est toujonrs le même.

Pour l'éprouTcr i'ai pins d'un stratagêpie $. Je vois souvent

Qu'il vient le nei au vent ;-

J'affecte , en lui parlant ^

Une froideur extrême y

Je change de propos y

Je lui tourne le dos ; Ton joues I toujours y il est tO|UJonrs le même»

7« Roinn , dansons ce branle que tant j'aime ;.

Sans le presser , Robin vient le passer ; Robin j j'en veux danser ^

Un second , un troisième ; Je veux recommencer y Je ne veux plus cesser ; Tonjowrt, toujours , il est toujours le même»

3o6 POÉSIES

Comment loujonral dit un grand momieur bWmt.

On le croira , Mais quand on le verra ; Nos sœur» de l'Opéra Résoudront ce problême :

Messieurs ^ie n en sais rien ; Ce que je sais fort bien , Toujours, toniours, il est toujours le même.

Hier au soir , viens, dit-il , qne je t%im« \ Rohin , bêlas !

Cela ne se peut pas 1 A moi des embarras ?

Parbleu \ le beau système !

Porte ton compliment Au nouveau parlement ; Toujours , toujours , il est toujours le mémt.

Enfin , un jour , voyons , disrje en moi*mêmt , P^ mon labeur ', 6i j'en serai vainqueur ; J'en arracbai le bour , Le lait, après la crème, Je lui tordis le bec , Je le croyais a sec :

Toujours , toujours , il «si toujours U miser

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