DIVERSES. M
Vojes cette dévote «itti^re ,
An teint pâle^ au front sourciHenz,' ,
Dëcbirer la nature entière
D'un ton huBibletnént orgueilleux;
Bien est-il vrai que plus parfaite,
Fuyant le monde et ses attraits ,
Elle ne brûle, en sa retraite,
Que pour Dieu seul.c. el son laqnûs.
Du même désir animées De tromper amans et maris^ Deux belles s'étaient tant aiméei^ X^u'on les citaiit dans tout Paris :
'Vn fat survient : elles s'abhorrent; L'intérêt rompt ce qu'il a joint.
Ma foi , deux belles qui s'adorent, Tout bien compté, ne s'aiment point.
Ghes une ducbesseen colère, L'autre soir un mauvais plaisant Disait d'une voix de faux frère :
L'auteur est nn grand médisant.
Médisant, lui ? c'est cent fois pire* Pensea-vous qu'un tel cbansonniec Se fût contenté de médire , S'il eût pu vous calomnier }
Point de belles que Von n'acquik»
Ou par d« l'or ou p^r des soins}
3i< POÉSIES
La moincirê ou là meilleure affaire Coûte toujours; c'est plus, c'est môÎDt :
Et quant aux mœurs, la difTércnce Des filles aux femmes d'honneur , Est celle qu'on remarque en France Entre Tartiste et Tamateur.
Oh ! SI chacune Osait écrire
Les bons tours qu'elle se permet 3
Quel plaisir on aurait a lire
Cet ouvrage utile et follet!
On y verrait du gai, du leftte ;
Pour du sentiment, serviteur 1
Car la femme la plus modeste
PS 'est qu'un vrai page au fond dn emat.
Vous chang:eries bien de syslème , Me dit un Céladon d'amant, Si ]e nommais celle c[ne j'aime...
Ah! c'est une fime, un sentiment!
C'est la vertu la plus auguste...
Je reconnais son pavillon :
La friponne s'est peinte en buste>; Tu n'as vu que son médaillon.
Vous, jenne homme que je conseille^ Gardes-irous bien de me citer; Ce que je vous dis a l'oKillo Ne doit juniftis êé répéter.
DIVERSES. 3iS
Retenes ce bon mot d'an sage , Des mœurs il est le çraod secret t Toute femme taut un hommage, Bien peu éont dignes d'un regret;
Pour égayer ma poésie , Au hasard j'assemble des traits ; J'en fais, peintre de fant^^ie, Des tableaux , jamais des portraits^ La femme d'esprit qui s'en mo^6 Sourit finement à l'auteur; Pour rimprudente qui s'en choque^ Sa colère est son délateur.
Sexe charmant, si jedécèla -Votre cœur en proie au désir.
Souvent à l'amour infidèle, Mais toujours fidèle au plaisir, D'un badinage , ô mes déesses !
Ne cherches point a vous venger t Tel glose , hélas! sur vos faiblesses ^ Qui brûle de les partager!
Fin DES POÉSIES DXTSRSSS.'