LE COMTE, FLORESTINE, BÉGEARSS
PLORB STIVE, un bouquet au côté.
On TOUS disait , monsieur , si occupé , que je n'ai pas osé vous fatiguer de mon respect.
LS COMTS.
Occupé de toi , mon enfant Tm^^Z/e / Ah !
je me plais à te donner ce nom ; car j*ai pris soin de ton enfance. Le mari de ta mère était fort dérangé : en mourant il ne laissa rien.
Elle-même , en quittant la vie , t*a recommandée à mes soins. Je lui engageai ma parole ; j<ï la tiendrai , ma fille , en te donnant un noble époux. Je te parle avec liberté devant cet ami qui nous aime. Regarde autour de toi ; choisis ! ne trouves-tu personne ici , digne de posséder ton cœur ?
TLORESTIKE , lui baisant la main.
Vous l'avez tout entier , monsieur, ; et si je
5a LA MERE COUPABLE.
me vois consultée , je répondrai que , mon bonheur est de tie point changer d*état. — Monsieur Totre fils en se mariant... ( car , sans doute , il ne restera plus dans l*ordre de Malte aujourd'hui ) ; monsieur votre fils , en se mariant , peut se séparer de son père. Ah ! permettez que ce soit moi qui prenne soin de vos vieux jours ! c'est un devoir , monsieur , que je remplirai avec joie.
LE COMTE
Laisse , laisse monsieur réservé pour l*indif«^ férence ; on ne sçra point étonné qu'une enfant si reconnaissante me donne un nom plus doux 1 appelle- moi ton père.
BÉGEARSS
Elle est digne, en honneur, de votre confi- , dence entière... Mademoiselle , embrassez ce bon , ce tendre protecteur. Vous lui deves plus que vous ne pensez. Sa tutelle n'est qu'un, devoir. Il fut l'ami... l'ami secret de votre mère... et , pour tout dire en un seul mot.. .