LÉON, LA COMTESSE, BÉGEARSS, FLORESTINE
LÉOK, avec chagrin.
Mon père s*en va quand i*arrive ! il m'a traité avec une rigueur...
AfcXE II, SCÈNE XL 63
LA COMTESSE, séifèrement.
Mon fils, quels discours tenex-vous? doîsje me voir toujours froissée pai^ Hniustice de chacun ? Votre père a besoin d*ëcrire à la personne qui échange ses terres.
FLORSSTiNE, gaîment.
Vous regrettez votre papa ? nous aussi nous le regrettons. Cependant , comme il sait qu« c'est aujourd'hui votre fête , il m'a chargée , monsieur , de vous présenter ce 'bouquet.
( EUe lui fait Une grande révérence, ) LÉON, pendant qu'elle Vajuste à sa boutonnière»
Il n'en pouvait prier quelqu'un qui me rendit ses bontés aussi chères... (Il V embrasse,)
FLORESTiifE, se débattant.
Voyez, madame, si jamais on peut badiner avec lui , sans qu'il abuse au même instant... LA COMTESSE ,. souriant.
Mon enfant, le jour de sa fête, on peut lui passer quelque chose.
7L0RESTINE, baissant les yeux.
Pour l'en punir, madame', faites-lui lire le discoors qui fut, dit'on,'tant applaudi hier à l'assemblée.
LÉON
Si maman juge que j^aî tort, j^irai chercher ma pénitence,
FI.0RESTI1!IE.
Ah ! madame ! ord($nnez~Ie-IuL
LA COMTESSE
Apportez-nous, mon fils, votre discours :
moi, je vais prendre quelque ouvrage, pour Técouter avec plus d*attention.
FLoRESTiHE, gaiment.
Obstiné! c*est bien fait; et je Pentendrai malgré vous.
LÉON, tendrement.
Malpjré moi, quand vous Tordonnei? Ah!
Flôrestîne , j*en défie ! ( La Comtesse et Léon sortent chacun de leur côté, )