‹ Œuvres choisies de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 59 sur 198 · ACTE III , SCÈNE IL · texte numérisé non relu

ACTE III , SCÈNE IL

fellaît saurer Totre honneur , en ne laissant aucune trace de ce qui pourrait Taltérer.

LA COMTESSE

Dieu 1 Dieu !

BiGEARSS.

Vingt ans se sont passés sans que j*aie pu obtenir que ce tviste aliment de votre ëter-* nelle douleur s*éloigiiât de vos yeUx. Mais indépendamment du mal que tout cela vous ûit , voyez quel danf^er vous courez.

LA COMTESSE

Eh ! que peut-on avoir à craindre !

BieEARSS, regardant si on peut l'entendre ,

parlant bas.

Je ne soupçonne point Suzanne ; mais une femme de chambre /instruite que vous conservez ces papiers , ne pourrait-elle pas un jour s*en faire un moyen de fortune ? un seul remis à votre ëpoux , ^vte peut-être il paierait bien cher, vous plongerait dans des malheurs...

LACOMTESSE.

Non f Suzanne a le cœur trop bon...

BÉGEARSS, d'un ton plus élevé , très-ferme.

Ma respectable amie! vous avez payé votre dette à la tendresse , à la douleur, à vos devoirs de tous les genres ; t\ si vous êtes satis-

9i LA MÈRE COUPABLE.

faite de la conduite d*un ami, j*en veux avoir la récompense. Il faot brûler tons ces papiers, éteindre tous.ces sourenirs d^une faute autant expiée ! mais , pour ne jamais revenir sur un sujet si douloureux y i*^xîgc <fuè le sacrifice ea soit fait dans ce même instant.

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