I.E coMTE^ exalté
O le meilleur des hommes! Non, vous ne nous quitterez pas. — Madame ^ il va nous ap-
par tenir de plus près ; )e lui donne ma Florestîne.
LA CQKTE3SE, avec vivacité.
Monsieur-, tous ne poulies pas faire un plus digne emploi du pouvoir que la loi vous donne sur elle. Ce choix a mon assentiment si vous le jugée nécessaire, et le plus t6t vaudra le mieux.
LE COMTE, hésiitait.
Hé bien...! ce soir..< sans bruit., votre au'mônier...
LA COMTESSE, avec atéew, Hë bien ! mof qui lui sers de mère^ je vais la préparer à Tauguste cérémonve : mais larsserez-vous votre ami,\seul généreux envers cette digne enfant? J'ai du plaisirli penser le contraii^e.
LE COMTE, emharraué.
Ah ! madame... croyez...
LA C0M«iBS»E, qveo joie.
Oui , monsieur , je le crois. C'est aujouT'd'hui la fête de mou fils » ces deux évènemens réunis me rendent cette journée bien chère I (Elle sort.)
' ACTE III, SCÈNE IX. io3 SCÈNE IX.
LE COMTE , BÉGEARSS
lE COUTS» la regardant aller.
Je ne reriens pas de mon étonncment. Je m'attendais à des de'bats, à des objections sans nombre ; et Je la trouve juste » bonne , généreuse envers mon enfant : moi qui lui sers de mère, dit-elle^. Non, ce n*est point une mëcbante femme! elle a dans ses actions une dig;nité quim*impose...; un ton qui brise les reproches , quand on vondraît Ten accabler.
Mab, mon ami, je m*en dois à moî-m£me , pour la surprise que faî montrée en voyant brûler ces papiers.
BÉGZA&SS.
Qnant h moi , je n*en ai point eu , voyant avec qui vous venies. Ce reptile vous a sifflé que l'étais là pour trahir vos secrets? De si basses imputations n'atteignent point un homme de ma hauteur ; je les vois ramper loin de mot Maïs , après tout , monsieur , que vous importaient ces -papiers ? n'avies-vous pas |»>is malgré moi tous ceux' que vous vou-
io4 LA MÈR£ COUPABLE.
liez garder? AbLplût an ciel qu'elle in*eât consulté plus tôt! tous n'auriez pas contre elle des preuves sans réplique !
LE COMTE, avec douleur.
Oui, sans réplique ! ( Aifec ardeur). Otonsles de mon sein : elles me brûlent la poitrine. ( Il tire la lettre 4e swi sein et la met dans sa po'che,)
BÉGBARSS, continue avec douceur.
J« combattrais avec plus d'avantage en faveur du fib de la loi ! car enfin il n'est pas comptable du triste sort qui l'a mb dans vos bras.
. L E c M T E reprend sa fureur.
Lui , dans mes bras ? jamais.
4 BÉGEARSS.-
II' n'est point coupable non plus dans son amour pour Florestîne; et cependant, tant qu'y reste près d'elle, puis^je m'unir à cette enfant qui , peut-être éprise elle-même , ne cédera qu'à son respect pour vous ? La délicatesse blessée...
LE comte!
Mon atni ^ je t'entends \ et ta réfiexion me décide à le faire partir sur-le-cbamp. Oui , je serai moins malheureux , quand ce fatal