B^ GE AR S
Quelle surprise ! Et qu*attendaîs-tu donc ?
snzAKiTE, se remettant.
Personne. On se croit seule ici...
BéGEAKSS.
Puisque je t'y rencontre , yn mot avant le comité.
Que parlez - vous de comité ? Rëellement , depuis deux ans on n*entend plus du tout la langue de ce pays.
BÉGEARSS, riant sardon iguemen t .
Hë , hë... ( li pétrit dans sa boite une prise
de tabac.) Ce comité, ma chère, est une
conférence entre la Comtesse , notre jeune
pupille et moi , sur le grand objet que tu sais.
5 u z A K N si Après la scène que j*aî vue , osei-vous encore l'espérer ?
BÉGEARSS, bien fat.
Oser Pespérer !... Non. Mais seulement...
je l'épouse ce soir.
8 u z A 17 lï B , ^ utilement.
Malgré spn amour pour Léon !
ni LA MÈRE COUPABLE.
BÉ6EAa« S.
Bonne femme! qui me disais: « Si v<nis « faites cela , monsieur... »
SUZANNE
Eh ! qui eût pu rimaginer ?
BÉOEARSS f prenant son tabac en plusieurs fois.
Enfin , que dîl-on ? parle-t-on ? Toi qui vis clans Pintérieur , qui as Thonneur des confidences ; y pense-t-on du bien de moi ? car c*est-Iâi le point important.
SUZANNE
LMmportant serait de savoir quel talisman vous employez pour dominer tousles esprits?
Monsieur ine parle de' vous qu^avec enthousiasme ! ma maîtresse vous porte aux nues !
son fils n*a' d'espoir qu'en vous seul ! notre pupîfle vous révère 1...
BÉGEARSS, (Vun Ion bien fat , secouant le tabac de son}abôt\ •
Et toi , Suzanne , qu'en dis-tu ?
SUZANNE
Md foi , monsieur , je voti^ admire. Au milieu du désordre affreux que vous entre-* tenez ici , vous seul éîes calme et tranquille ; il me semble entendre un génie qui fait tout mouvoir è son gré.