ACTE III, SCÈNE XVI. ai
FtGARO.
El moi , j*étouffe.
L£ COMTE, à part.
Au moins- je suis vengé, cela 'soulage.
FIGARO, à part.
Et ce Baûle, qui d.evait s'opposer au mariage de Marceline ; voyez comme il revient l -— (^u Comt9j qui sort.) Monseigneur, vous nous -quittez?
LE COMTE
Tout est jugé.
FIGARO, à Brid' oison.
C'est ce gros enflé de conseiller...
brid'oison.
. Moi , gro-os enflé l
FIGARO
Sans doute. Et je ne Pépouseraî pas : je suis gentilhomme, une fois. {Le Comto s'arrête. )
BARTHOLO
.Vous l'épouser ez.
FIGARO
Sans l'aveu de mes nobles parens?
BARTHOI.O.
Nommez-les, montrez-les.
FIGARO
Qu'on me donne un peu de temps : je suis
ii8 LE MARIAGE DE FIGARO.
bien près de les reToir ; il y a quinze ans que je les cherche.
BA.RTHOLO*
Le fiil! c'est quelque enfant trouréi
FIGARO
Enfant pevdu , docteur; ou plutôt en&nt voléf
£1 COMTE relaient.
F'olé, perdu! lapreuTe? U crierait qu*ott lui fait injure.
FIGARO
Monseigneur, quand les langes à denteHes, tapis brodés et joyaux d*or trouvés sur moi parles brigands, n'indiqueraient pas ma haute naissance; la précaution qu'on avait prise de |ne faire des marques distinctives témoignerait asses combien j'étais un fils précieux ; et cet hiéroglyphe à mon bras... (// veut se dé^ pouiUer le bras droit. )
MARGSLZHS, se Uvant fixement.
Une spatule à ton bras droit ?
FIGARO
D'où sares-Yous que je dois l'avoir?
Dieui \ c'est lui !