SCÈNE IV
LA COMTESSE, SUZANNE, une jeune BEacÈRE , CHÉRUBIN , en fille . FAN- CHETTE, et beaucoup de jeunes fillei ha'. biUées comme elle , et tenant des bouquets^
FANCHETTE
Madame , ce sont les filles du bourg qu viennent vous présenter des fleurs.
a44 L£ MARIAGE DE FIGARO.
z;a comtesse.
Hé bien , monsieur ? Vous me voyez plus surprise que vous et pour le moins aussi fli— che'e.
LE COMTE
Oui ; mais tantôt, ce matin ?
LA COMTESSE
Je serais coupable, en effet, si je dissimulais encore. Il était descendu chez moi. Noiis en~ tamions le badinage que cei enfans viennent d'achever; vous nous avez surprises rhabillant : votre premier mouvement est si vif! il s'est sauvé, je me suis troublée, Teffroi gêné— rai a fait le reste.
LE COMTE, ai^ec dépit , à Chérubin,
Pourquoi n'êtes-vous pas parti ?
CHÉRUBIN, étant sonchapeau brusquement.
Monseigneur...
LE COMTE
Je punirai ta désobéissance.
FANCHETTE, étourdiment.
' Ah ! Monseigneur , entendez-moi. Tputes les fois que vous venez m'ehibrasser , vous sa^ véz bien que vous dites toujours : « Si tu veux « m'aimer, petite Fanchette, j^ te donnerai « ce que tu voudras ».