‹ Œuvres choisies de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 138 sur 165 · ACTE V ^ SCÈNE Ht · texte numérisé non relu

ACTE V ^ SCÈNE Ht

monsieur le Cbmie, yoos ne Taurei pas...

vous ne Taures pas. Parce que vous êtes un grand seigneur , ycms tous* croyez un grand génie... ! .Noblesse, fortune , un rang , des p.Iaces ; to^t cela rend si fier 1 Qu*aveB-Tons fait pour tant de biens ? Vous tous êtes donne la peine de naître, et rien de plus : du reste bomnie asses ordinaire ; tandis que moi , morbleu ! perdu dans la foule obscure, il m^a fallu déployer plus de science et de calculs pour subsister seulement, qu'on n*en a mis depuis? cent ans à gouverner toutes lès Espagnes ; et vous voulez jouter... On vient... c'est elle... ce n'est personne. *-«• La nuit est noire en diable , et me voilà faisant >le sot métier de mari , quoique je ne le sob qu'à moitié ! ( Il s*assieâ sut un bant.) Est-ôl rien de plus bicarré que ma destinée! Fils de je ne sais pas qui; volé par des bandits ;né]evé dans leurs mœurs j Je m'en dégoûte et veux courir une earrière honnête ; ■ et par-tout je suis repoussé ! -J'apprends la chimie, la pharmacie, la chirurgie ; «t tout le crédit d'un gi*and seigneur , peut ï peine me mettre à la main une lancette vétérinaire ! — Las d'attrister des bêtes malades , et pour faire un métier contraife, je me jette à corps perdu

dans le théâtre : me fussér-je mis une pierre au cou l Je broche une comédie dans les mœur»

du sérail ; auteur espagnol , je croî» pouTOÎP y fronder A^omet, sans scrupule : à lins— tant y un envoyé.» de je ne sais ovr, se plaint que j*offense dans mes veri la SuBlime Porte , la Perse , une partie de la presqu'Me de rinde , toute. rÉgypte, les royamnes de Barca, de Tripolf, de Tunis, d* Alger et de Maroc; ef ▼oilà ma coniédie flamblëe, i^ur plaire anx princes mahométans, dont pas un, je croi», ne sait' lire y et qui nous meurtrissest l'omo^ plate, en nous disant, Chiens de chfétietUtf — Ne pouvant avilir resprit, on se venge ei»

le maltraitant. -— Mes joues creusaient ^-monr terme était échu : je voyais de loin arriver l*a^ freux recors, la pluiÀe fichée dans sa perni-* que : en frémissant je m*évei*tue* 11 s'élève une y question sur la nature des richesses ; et comme il n'est pas nécessaire de t^r les choses pour* en raisonner , n'ayant pas un sol , j'écrb sur lavaleur de l'argent et sur son produit net ; sitôt je vois y du fond d'un fiacre, baisser pour nior le pont d'un château-fort, à l'entrée duquel je- I laissai l'espérance et la liberté..;// «e/ève.)

I Que je voudrais bien tenir un de ces puissans^

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