‹ Œuvres choisies de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 22 sur 165 · ACTE I , SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE I , SCÈNE IX

SUZANNE

Non , dans tos affreux principes , ageni de corruption.

BAZILE

Que vous demande-t-on ici que vous n'alliez prodiguer à un autre ? Grâce à la douce cérémonie , ce qu'on vous défendait hier , on vous le prescrira demain.

SUZANNE

Indigne !

De toutes les choses sérieuses , le mariage ^tant la plus bounbnne, j^avais pensé...

SUZANNE, outrée.

Des horreurs ! Qui vous permet d*entrer ici?

BAZILE, La , la y mauvaise ! Dieu vous apaise ! Il n*en sera que ce que vous voudrez ; mais ne croyez pas non plus que je regarde monsieur Figaro comme Tobstacle qui nuit à Monseigneur ; et sans le petit page...

SUZANNE, timidement.

Don Chérubin?

B A z 1 1 E la cbntrefait, Cheruhino di amore y qui tourne autour da

YOus sans cesse , et qui ce matin encore râlait ici pour y entrer , quand je vous ai quit-tée : dîtes que cela n*est pas vrai ?

svzAm NE.

Quelle imposture ! AUei-rvous-en , mé^ clifant homme!

On est un mëchant'liomme , parce qu*on y voit clair. N'est-ce pas pour vous auâ:ii cette romance dont il fait mystère ?

SUZANNE, en colère.

Ah ! oui, pour moi...!

A moins qu'il ne Tait composée pour Madame ! En effet, quand il sert à table on dit qu*il la regarde avec des yeux...! Mais, peste ! quHl ne s*y joue pas; Monseigneur est brutal sur Tarticle.

SUZANNE, outrée.

Et vous bien scélérat, d^aller semant de pareils bruits pour perdre un malheureux enfant tombé dans la disgrâce de son maître.

BAZILE

L'ai-je inventé ? Je le dis, parce que tout le monde en parle.

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