‹ Œuvres choisies de Beaumarchais (volume 4)Chapitre 103 sur 113 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

SAINT -ALB AN, MÉLAC ms, ATJ- RELLY, PAUUNE.

AURELLT, accourant.

On se querelle ici ! — Mélac?

s A I N T- A L B A M.f après un peu de silence.

Non , monsieur , on est d*accord. Vous m^avez assuré que tous laissiez mademoiselle absolument libre sur le choix d*un époux : ce choix est fait. {APauUne,) Non, je n'élablirai point mon bonheur sur d*aussi douloureux sacrifices. 11 n*en serait plus un pour moi, s'il TOUS coûtait le vôtre.

MÉLAC FII.S, pénétré,

Qu'entends-je ! — Ah, monsieur!

SAINT-ALBAN

Faisons la paix , mon heureux rival. Je pouvais épouser une femme adorable , dont Thon' neur et la générosité eussent assez assuré mon repos ; mais son cœur est à vous. '

MÉLAC FILS

Combien je suis coupable !

SAINT-ALÊAW.

Amoureux; et les plus ardens sont ceux

ai6 LES DEUX AMIS.

qui offeiueiit le moini. J'étab moi-miine în-

AVABLLT, à. Fauliite.

Tu l'almaU donc ?

PADLINB, boisant la main de ton pire.

Ce jour m'a éclairée sur tous mes seoli-

Mes enfant, tous tles bien xiW de moi; mais abuserons-nous du service que nous rendons à'son père, pour lui arracher un consentement quesafîertë désavouera peut-iire ?

Ab! quelle triste lumiire! ai-je pum'ôiveugleri ce point I

miÉLAC FILS.

Pauline , vous savei s'il tous chérit !

s AIMT-AL BAS, à Mélac.

Priei-le de passer ici : n'annei pas son Ime, enle prévenant, contre les coups qu'on va lui ooiier. Ne lui dites rien.

MÉLAC rits.

MoDÙeur, vous tenei ma vie en vos mains.

Tu perds un temps pri^cieui. (Mélae sort.)

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