ACTE 11, SCENE I
p A u L I N E , en riant.
Depuis quand suis-je mademoiselle-? les doux noms de frère et de soeur...
MSLAC FILS, avec feu.
Saint-Âlban vous aîme : îl est riche , en place , estimé ; je vois tout mon malheur. 11 TOUS aime ,. il vous obtiendra ,.et i'en- mourrai de chagrin.
PAULINE^ gaiment, Dites-moî , je -vous prie , où vous prenez toutes les. folies qui vous échappent ?
MÉLAG FILS.
. Ecoutez,. PauKné. Vous faites profession de sincérité; assurez-moi qu*il ne vous âtrién dit , et je serai calmé.
PAULINE
Que voulez-vous quUl m*ait dit ?
MÉLAb FILS.
Que vous êtes belle ; qu^il vous aime.
PAULINE
C*est une phrase si commune ; et vous aussi vous me l'avez dit : tous lés jeunes gens reçus dans cette maison , ne se donnent-ils pas les airs de tenir le même langage ? .
MÉLACFILS.
Aucun d*eus ^ sans doute , n*a pu vous voir
lao LES DEUX AMIS.
avec indifTéi'eiïce ; mais s'il* tous connaisfaient cùtnràe moî«.
PAUdVE.
Ils me verraient Lien bàïsftable. '
MHLkC Pl£$.
lii n'turaiftnl pitts besoin de vous tronvef si ècll« , pour vous aimer ^perdàinent. Rêve— nons...
VAVtlIfE.
Dans un iiomme «orame Saint- Afbftn , ces propos que v(iits.redo«tec ne sont que deî galanteries d*usâge et «ana conséquence ; de la part des aubres , c*c8t pure ^tourdcrîe... de la
MÉLAC Vtt6.
De la mienne ?
F A ir I N E , gaîment.
Dé la vôtre... Mais je voudrais bien savoir pourquoi vous vous donnez les airs de mHnterroger ? 11 faut avoir de grands titres pour user de pareils privilèges.
MÉLAC FILS
Ah! Pauline ! il arrive , et vous plaisantez !
. P A. VLiJHEf sérieusement.
Brisons là, je vous prie. Peut-èlre aurlê^