SCÈNE Y
MÉLAC PBBE, DABIN$ amve avec mt gros paquet de lettres-de^change dans une main.,, un. papier dans Vqupre,
MÉLAC PSREk
Le compte est-il )uste , monsieur Dabins ?
Dans le trouble où nous sommes , on sç trompe aisément. Rappelons les articles avant de nous séparer. Sept mille cinq cents louis en or que vous avez passés vQus-nïêmè par le jardin.
DABINS.
Monsieur , le bordereau des som^ies es^ ei^ tète de ma reconnaissance. (XI la lui remets) né LAC piBS Ut.
ti Je soussigné , caissier de monsieur A|i- « rcily , ai reçu de monsieur de Mëlac, rece-
laS LES DEUX AMIS.
« veur-général des fermes , à Lyon , la somme « de SIX cent miile livres... » Cela va bien ; disposez vos paiemens sans éclat , comme si vos effets eussent été négociés à Paris : moi ^ j*at— tends ma chaise pour partir.
Et vous insistez sur ce qu'il ne sache pas... ?
MÉLAG PERE.
Quel que soit son danger , je le connais; la crainte de me nuire lui ferait tout refuser.
DABIIïS.
Ainsi vous le quittez de la reconnaissance.
MilLAC PÈRE.
Exiger de la reconnaissance , c*est vendre ses services ; mais ce n*est pas ici le cas. Aurelly m*a souvent donné Texemple de ce que je fais pour lui.
Oh! monsieur! votre vertu s^exagère...
MÉLAC PÈRE
Non I cher Dabins ; depuis trente ans que je lui dois mon état et mon bien-être , voici la seule occasion que j*aie eue de prendre ma revanche. Je quittais le service , où j*avais eu bientôt consumé le cbétif patrimoine' d*un cadet de ma province. Je revenais chez moi ^