‹ Œuvres choisies de Beaumarchais (volume 4)Chapitre 59 sur 113 · SCÈNE 1?REMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE 1?REMIÈRE

MÉLAC PÈRE, MÉLAC fils.

-j MÊtAC PÈRE , avec chagrin,

i 1 E me suivez pas , mon fils.

MÉLAC FILS

Eh ! le puîs-ie , mon père ?

MÉLAC PÈ&E

Je T0U3 Tordonne.

MÉLAC FILS

Vous abandonner dans un moment si A-' eheax !

MÉLAC PÉRX.

Votre douleur m'importune... elle m'offesse*

MÉLAC FILS

Je connais trop mon père pour souçonner rien qui lui soit in)urieux. Mais si votre 2»onté me laissait percer un mystère...

i54 LES DEUX AMIS.

MÉLAG PÈ&E.

Mon fils !

HÉLAC FILS.

Refiiserez-vous de m*indiquer lesmoyens de TOUS servir ? d*adoucîr au moins vos peines ? MiLAC pàaE.

Il est des devoirs dont ton âge et ta vivacité t'empêcheraient de sentir toute Tobligation.

M^LAC PILS

Vous m*avez appris è respecter tous ceux qui sont sacrés pour vous. Ayez confiance aux principes de vo treuils : ce sont les vôtres.

MiLAC PÈRE, avec bonté, • Mon ami, tu commences ta carrière quand je finis la mienne ; et Von voit différemment L'intérêt du passé touche peu les jeunes gens, ils sacrifient beaucoup à Tespérance. Mais quand la vieillesse vient nous rider le visage et nous courber le corps y dégoûtés du présent I effrayés sur Tavenir , que reste— t-îl à Phomme ? L'unique plaisir d'être content du passé. ( D'un ton plus ferme^ } J'ai fait ce que j'ai dû ; je vous défends de me presser davantage.

MÉLAC FIZ.S.

Les suite» de cette journée me font mourir de frayeur.

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