SCÈNE 1?REMIÈRE
MÉLAC PÈRE, MÉLAC fils.
-j MÊtAC PÈRE , avec chagrin,
i 1 E me suivez pas , mon fils.
MÉLAC FILS
Eh ! le puîs-ie , mon père ?
MÉLAC PÈ&E
Je T0U3 Tordonne.
MÉLAC FILS
Vous abandonner dans un moment si A-' eheax !
MÉLAC PÉRX.
Votre douleur m'importune... elle m'offesse*
MÉLAC FILS
Je connais trop mon père pour souçonner rien qui lui soit in)urieux. Mais si votre 2»onté me laissait percer un mystère...
i54 LES DEUX AMIS.
MÉLAG PÈ&E.
Mon fils !
HÉLAC FILS.
Refiiserez-vous de m*indiquer lesmoyens de TOUS servir ? d*adoucîr au moins vos peines ? MiLAC pàaE.
Il est des devoirs dont ton âge et ta vivacité t'empêcheraient de sentir toute Tobligation.
M^LAC PILS
Vous m*avez appris è respecter tous ceux qui sont sacrés pour vous. Ayez confiance aux principes de vo treuils : ce sont les vôtres.
MiLAC PÈRE, avec bonté, • Mon ami, tu commences ta carrière quand je finis la mienne ; et Von voit différemment L'intérêt du passé touche peu les jeunes gens, ils sacrifient beaucoup à Tespérance. Mais quand la vieillesse vient nous rider le visage et nous courber le corps y dégoûtés du présent I effrayés sur Tavenir , que reste— t-îl à Phomme ? L'unique plaisir d'être content du passé. ( D'un ton plus ferme^ } J'ai fait ce que j'ai dû ; je vous défends de me presser davantage.
MÉLAC FIZ.S.
Les suite» de cette journée me font mourir de frayeur.