ACTE m, SCÈNE ai
MBXAC PBflS.
AUKS££T. ,
Ne partiez- votis pas? — Je ne parle point du tort que tu fais à tes garans : mais, malheureux! n* avez- vous attendu pour vous déshonorer que le temps nécessaire pour apprendre à n*en point rougir ?
MÉLAG FILS, pénétré.
Âh ! monsieur.
ME LAC PÈRE, cvec dignité, N*avez-vous jamais été blâmé pour Taclion même dont votre vertu se glorifiait?
AURELLT, s'êchauffant»
Invoquer la vertu lorsqu'on manque à rhomieur !
MÉLAC FILS, d'tai ton sombre.
Monsieur».
MÉLAG PÈRE, avec douceur.
Aurelly , je puis beaucoup souffrir de vous.
AVRELLT, avec feu, liés voîlà donc ces philosopihes 1 Ils font indifféremment le bien ou le mal , selon qu'il sèrl k leurs vues... 1
MÉLAG FILS, pluS fort»^
Monsieur Aurelly... l
i6a USES DEUX AMIS.
AVRELLT.
Vantant ht tons propos la vertu » dont ils se • moquent, et ne songeant qu*à leurs intérêts ^ doçt ils ne parlent famais... ! . ^
MBLAC riLS, s'échaujfanî.
' Monsieur Aurellj... !
A u n £ L L T y plus vite, > Comment un principe d'honnêteté le^ftrré* terait-il , eux qui B*ont jamais fait le bien que pour tromper impunément les hommes !
MÉtAC Pànx, avec douleur, J*ai pu quelquefois me tromper moi-même...
AURELLT» en fureur, - Un honnête homme qui s*est trompé ne tougît pas de mettre sa conduite au grand jour.
MÉLAC, piRE..
il est it$ momens où , forcé de se taire» il doit se contenter du témoignage de son cttur- AU RELIT, hors de lui.
Le témoignage. de son cœur 1 LSntérêt personnel renverse ici toutes les idées i
MÉLAC PÈRE y emporté par la chaleur d'Jurelfy.
Eh bien ! injuste ami... (A part.) Ah dieux l qu'ai lais- je faire !