‹ Œuvres choisies de BeaumarchaisChapitre 10 sur 181 · ACTE I, SCÈNE IV. W · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IV. W

ne peut détacher votre père de son insipide projet*

Mais si le Comte a cesse de m'aimer ?

MADAME MURER

En serez-vous moins milady Ciàrendon... ?

Et puis , quelle idée ! Un homme qui a tout sacrifié au honheur de vous posséder !

E u G É IT I E , pénétrée.

Il était tendre alors. Que de larmes il versa lorsqu^il fallut nous séparer ! Je pleurais aussi , mais je sentais 'que les plus grandes peines ont leur douceur quand elles sont partagées.

Quelle difTérence !

MADAME MURER

Vous oubliez donc votre nouvel état, et combien Fespoir de la voir bientôt mère, rend une jeune femme plus chère à son mari ?

Ne lui avez-vous pas écrit cette nouvelle in— téressante ?

Son peu d^empressement n*ea est que plus adligeant.

MADAME MURIR

Et mQ> f i^. yous dis que vos soupçons Poutragent.

H EOGÉNIE.

EUGÉIÏIE.

Avec quel plaisir je m*avoueraÎ9 coupable !

N MADAME MURER

Vous Tètes plus que vous ne pensez; et cette tristesse, ces larmes, ces inquiétudes... croyez-voiu tout<:ela bien raisonnable ?

Grâces aux considérations qui tiennent notre mariage isecret , il faut bien que je dévore xnes peines.' Mais aussi , Milord... n*ètre pas à Londres le jour que nous y arrivons !

' MADAME MURER

Son valet de chamtire est ici : je vais envoyer chez lui pour vous tranquilliser. {Elle sonne, )

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