ACTE II , SCÈNE y III
BARTHOLO
Oui y en s*em1>usquaiit le soir , armé ,. cui'rassé...
Pone Peus! Se compromettre î Susciter, une méchante. affaire , à la bonne heure ; et peo-âant la fermentation calomnier à ^ dire. d*€x-^ perU ; concéda,
BARTHOLO
' Singulier moyen de se défaire d*un homme !
La calomnie, monsieur? Vous ne savez guère ce que vous dédaignez; j*ai vu les plus honnêtes gens près d'en être accablés. Croyez qu^il n*y a pasée. plate méchanceté , pas d^horrears , pas de conte abstirde , qu^on né fasse adopter aux oisî& d^ime- grande ville en s*^ prcBanl bien ; et nous avons ici des gens d'une adresse... l'O'abord un bnût léger, rasant le sol comme hirondelle avant Forage , pianissimo murmure et (île et sème' en courant le trait cmpoîsoi^né/ Telle bouche, le recueille, et piano, piano vous le glisse en Toreille adroitement. Le mal est fait ,- il" germe , il rampe , il chen^iine,. et. ri/i/bra«n<io de'bouthe es bouche il va le^ble; puis tout^-à-coup | ne sais
comment , tous voyez calomnie se dresser , siffler^ s^éûûét, j^àhdîr h vite â*œîl. Elle s*élance, étend son vol, tourbillonne, enve^ loppe, arrache, éttti*àitté, (éclate, et tonne, et deTÎent, grâtè àû cië), un cri général ^ un èrtgteènéo public, iin àhôfuà uhiversèl de haine et de proscriptibtt. Qtti diàbli y résisterait ?
BARTHOLO
. Mais quel radotage me faites-vou9 donc4à , Bàzile? et quel rapport ce piano oresoendo peut-il avoir à ma situation ? •
BASILE
Comment» quel rappbrt? Ce qu'i^ti ùÀt par-tout- pour écarter «on enAemi,~il faut le ^ire ici pour empêche^ le v6tre â*approelier.
BARTHbLè.
D^approchér ? Je prétende, bîeii épouter Rofûne avant q\i*€i]e ajppreilae èeiileiBcrtil^ikv ce Gôrate existe. ' <
B A 8 1 & fei
En te cas , vobs a*airé« pas tlà iMàfM k [)èrdre.
Et à ^jk\ tlëftl^it , Bàtiléf Je ^rcfm à\ thât»^(^
AÇTS lî, SCÈKB VUL aE;
Oui. Mai^ youa avçs lésini syr Iff fr^l^ ; et dans l'harmonie du bon ordre , ui| inariag^ inégal , un jugement inique » un passe-droit évident, sont des di^onnainiees qu*on doit toujours préparer et sauver par Paccord parfait de l'or.
BARtHOLO,/«i donnant de l'argent.
Il faut en passer par où vous voulez ; niais finissons.
Cela s^appelle parler. Demain tout sera terminé; c*est à vous d^empècher que personne aujourd'hui ne puisse instruire la pupille.
BÀKTHOLp.
Fiez-vous-en à moi. Viendrez-vous ce soir .^ Bazile?
Wy comptez pas. Votre mariage seul m'oc« cupe:^ toutç I9 jpmrnée; n'y comptez pas.
BARTHOLO VoGcompogne, Serviteur.
BA*i^?.
Restez, docteur, restez done.
M ~ LE BARBIER DE SËViLLE.