ACTE II , SCÈNE XL
ne nomment janiais* Que sais-je , moi? Peutêtre la réponse au papier de la fenêtre.
ROSINE, à part.
Il n*en a pas manqué une seule. {Haut,) Votis niërîteriez kien que cela iu^ BARTHOLO regarde Us mains de Rosine, Cela est. Vous avez. écrit.
ROSINE, avec embarras.
II serait assez plaisant que vous eussiez le projet de m'en faire convenir»
BARTHOLO, lui prenant la main droite.
Moi! Point du tout ; mais votre doigt encore taché d'encre ! Hein ? rusée signora !
ROSINE, à part.
. Maudit homme !
BARTHOLO, lui tenant toujours la main.
Une femme se croit hien en sûreté , parce qu'elle est seule.
ROSINE
Ah ! sans doute... La belle preuve... ! Finissez donc , monsieur , vous me tordez le bras. Je me suis brûlée en chiffonnant autour de cette bougie; et Ton m'a toujours dit qu'il fallait aussitôt tremper dans l'encre i c'est ce que j'ai fait.
agi LE BARBIER DE SÉVILLE.
BARTHOLO
C'est ce que vous avez fait? Voyons donc si un second témoin confirmera la déposition du premier. C'est ce cahier de papier où je suis certain quHl y avait six feuilles ; car )e les compte tous les matins, aujourd'hui encore.
ROSINE, à part.
(Oh!imhëcille).„î
BARTBOIO, comptantm Trois y quatre, cinq...
ROSINE
La sixième...
BARTHOLO
Je vois bien qu'elle n'y est pas la sixième.
ROSINE, baissant les yeux,
La sixième? Je l'ai employée à faire un cornet pour des bonbons que )'ai envoyés à la petite Figaro.
BARTHOLO
A la petite Figaro ? Et la plume qui était toute neuve; comment est-elle devenue noire?
Est-ce en écrivant l'adresse de la petite Figaro?
ROSINE, à part.
Cet homme a un instinct de jalousie... !
(Haut.) Elle m'a servi à retc^cer une fleur