ACTE II , SCÈNE XI. a<j
effiicée sur la veste que je vous brode au tambour.
BARTHOLO
Que cela est édifiant ! Pour qu*on vous crût , mon enfant , il faudrait ne pas rougir en déguisant coup sur coup la vérité; mais c'est ce que vous ne savez pas encore.
ROSINE
Et qui ne rougirait pas , monsieur , de voir tirer des conséquences aussi malignes des choses le plus innocemment faites?
BARTHOLO
Certes, j*al tort; se brûler le doigt, le tremper dans Tencre , faire des cornets aux bonbons pour la petite Figaro, et dessiner ma veste au tambour! quoi de plus innocent!
Mais que de mensonges entassés pour cacher un seul fait... ! « Je suis seule , on ne me voit K point; je pourrai mentir à mon aise ». Mais le bout du doigt reste noir, la plume est ta^ chi^e , le papier manque ; on ne saurait penser à tout. Bien certainement, signora, quand j^îrai par la ville, un bon double tour me ré-> pondra de vous.