‹ Œuvres choisies de BeaumarchaisChapitre 132 sur 181 · ACTE II, SCÈNE Xîll · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE Xîll

chevaux du régiment ? Voilà pourquoi Ton m*a exprès logé chez un confrère.

BARTHOLO

Oser comparer un,maréchal...!

l(E COMTE.

Ç Non y docteur , je ne prôtends pas haut î /-k ' 1 . ,

, 'S yue notre art obtienne le pas

^ Sur Hippocrate et sa brigade.

^ Votre savoir, mon camarade,

£q j Est d'un succbs plus général ;

chantant. J Car s'il n'emporte point le mal ,

\ Il emporte au moins le malade»

C'est-il poli ce que je vous dis là ?

BARTHOLO

11 vous sied bien , manipuleur ignorant, de ravaler ainsi le premier , le piu^ grand et le plus utile des arts !

LE COMTE

Utile tout-à->fait, pour ceux qui Texercent.

BARTHOLO

Un art dont le soleil s*honore dVclairer les succès.

LE COMTE

Et dont la ierre s*empresse de couvrir les bévues.

BARTHOLO

On Yoît bien » mal-apprîs» que vous n*étes habitué de parler qu*à. des chevaux.

L E COMTE

Parler à des chevaux ! Ah , docteur ! pour un docteur d^esprit... N*est-îl pas de notoriëté que le maréchal guérit toujours ses malades sans leur parler ; au lieu que le médecin parle beaucoup aux siens...

BARTHOLO

Sans les guérir , nV-st- ce pas ?

LE COMTE

C*est vous qui Pavez dit.

BARTHOLO

Qui diable envoie ici ce maudit ivrogne ?

LE COMTE

Je crois que vous me tôchez des épigram— mes I Tamour !

BARTHOLO

Enfin y que voulez-vous ? que demandezvous P

LE COMTE, feignant une grande coiàrm.

£h bien donc , il s'enflamme ! Ce que \% veux ? Est-ce que vous ne le voyes pas ?

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