‹ Œuvres choisies de BeaumarchaisChapitre 133 sur 181 · ROSINE, LE COMTE, BARTHOLO · texte numérisé non relu

ROSINE, LE COMTE, BARTHOLO

ROSINE, accourant, ^

Monsieur le soldat, ne vous emportez point , de grâce. ( ^ Barthoto. ) Parlez-lui doucement, monsieur : un homme qui déraisonne...

LE COMTE

Vous avez raison; il déraisonne lui , mai^ nous sommes raisonnables , nous ! Moi poli , vous jolie... enfin snflit La vérité , c*est que je ne veux avoir affaire qu*à vous dans la mabon.

ROSINE

Que puis-je pour votre service ^ ibonsieur le soldat ?

LE COMTE

Une petite bagatelle , mon enfant. Mais s*il j a de l'obscurité dans mes phrases...

ROSINE

J*en saisii'ai Fesprit.

LE COMTE, lui montrant la lettre.

Non , attachez-vous à )a lettre , à la lettre. Il s'agit settleraent.. Mais je dis, en tovt htéa ,

3oo LE BARBIER DE SÉVILLE.

tout honneur , que vous me donniez à cou* cher ce soir.

BARTHOLO

Rien que cela f

LE COMTE

Pas davantage. Lisez le billet doux que notre marëchal-des-logis vous écrit.

BA&THOtO.

Voyons. (Le Comte cache la lettre et lui donne un autre papier,) (^Bartholo lit») « Le a docteur Bartholo recevra , nourrira , hé" » bergera , couchera...

LE COMTE, appuyant.

Couchera.

BA&THOLO.

« Pour une nuit seulement, le nommé Lin- « dor, dit rÉcolier, cavalier au régiment.., »

ROSINE

C*est lui , c*est lui-mêhie.

BARTHOLO, vivement à llosin€, Qu*est^ce qu'il y a ?

LE COMTE

Eh bien ! ai-je tort à présent , docteur Bar* barp?

BARTHOLO

On dirait que cet homme ae faî^ un malin

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