‹ Œuvres choisies de BeaumarchaisChapitre 144 sur 181 · ACTE m, SCÈNE II. 3ai · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE II. 3ai

mysiéneusement) f firsii jusqu'à lui dire que je la tiens d'une femme à qui le Comte Ta sacrifiée ; vous sentes que le trouble , la honte , le 4épit y peuvent la porter sur-le-champ...

BARTHOLOy fiant.

De la calomnie! Mon cher alni, je vois

bien maintenant que vous venez de la part de

Basile... i Mais pour que ceci n*eût pas Tair

concerté, ne seraît-il pas bon qu'elle vous

^connût d'avance ?

LE COMTE répnime un grand mouvement

de joie»

C'était assez l'avis de don Basile. Mais comment faire ? Il est tard..-, au peu de temps qui reste.

BARTHOLO

Je dirai que vous venez en sa place. Ne lui donnerez-vous pas bien une leçon ?

LE COMTE

Il n*y a rien que je ne fasse pour vous plaire. Mais prenez garde que toutes ces his~ foires de maîtres supposés sont de vieilles finesses, âts moyens de comédie. Si elle va se douter...?

BARTHOLO

. Présenté par moi? Quelle apparence ?

3aa LE BARBIER DE SÉVILLE.

Vou« aves plus l*air d'un amant déguîsë , que d*un ami officieux.

XB COMTE.

Oui ? Vous croy«s donc que mon aîr pe«t aider à la tromperie?

»AaTHOI.O.

Je le donne aiî plus fia à deviner. Elle est c^ soir dVne tiumeur horrible. Mais quand elle ne ferait que tous .voir... Son clavecin, est dans ce cabinet. Amusei-Tous, en l'attendant : }e vais faire l'impossible pour Tamener.

LK COMTE

Gjirdea-vous bien de lui parler de la lettre.

BARTBOLO.

Avant Tinstant décisif? Elle perdrait tout son effet. Il ne faut pas me dire deux fois les choses : il ne faut pas me les dire deux fois. (// s'en ft^a.)

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