‹ Œuvres choisies de BeaumarchaisChapitre 174 sur 181 · ACTE IV, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE VI

ROSINE

La naissance , la fortune ! Laissons là les jeux du hasard ; et si tous m'assurez que tos intentions sont pures...

LE C o M T E , . à ses pieds,

Ah| Rosine! je tous adore... !

ROSINE,, indignée,

Ak>rètez,- malheureux...! tous osez profaner...! Tu m'adores...! Va , f u n'es plus dangereux pour moi; j'attendab ce mot pour te détester. Mais aTant de t'ahandonner au re* mords qui t'attend (en pleurant) , apprends que je t'aimais ; apprends que je faisais mon bonheur de partager ton màUTais sort. Misérable Lindôr ! j'allais tout quitter pour te sùiTre. Mais le lâche abus que tu as fait de mes bontés, et l'indignité de cet affreux comte AlmaTiTa, à qui tu me Tendais, ont fait rentrer dans mes mains ce témoignage de ma faiblesse. Connais-tu cette lettre ?

LE COMTE, vivement.

Que Totre tuteur tous a remise ?

lËiO SI VIL ^ fièrement.

Oui , je lui en ai l'obligation.

LE COMTE

Dieux y que je suis heureux! Il la tient de

Syo LE BARBIER DE SÉVIELE.

mol. Dans mon emltarras, hier je m'en suis servi pour arracher sa^ cpnfiaDce> «tr-j^ ii*aî pu trouver Tinstant de vous en inform^f? Ah ^ Rosine ! il est donc vrai que vous m.*aîineft véritable ment..! -

YIGAKO.

Monseigneur, vous çherchieiune femme qui vous aimât pour vpus-mêtQie—

K.O&ïlïB»

Monseigneur ! Que dit-il... ?

XX COMTS, jetant son largo, manteau ».

paraît en habit magnifique»

. O la plus aimée des femmes ! il n*esl plu»

temps de vous abuser ; Theureux homme que vous voyez à vos pieds n^st point Lindor ; je suis le comte Almaviva, qui meurt d^amour , et vous cherche en vain depuis six mois.

KO SINE tombe ^ans fes bras du Comiem Ah...!

LE GO M TE , effrayé, Figaro?

FIGARO

Point d'inquiétude , monseigneur ; la douce émotion de la joie n'a jaïnaiç de Suites ^heuses ; la voilà , la voilà qui reprend s^% sens. Morbleu! qu'elle est belle.''

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