I^E COMTE/ MADAME MURER, EUGÉNIE
(te Comte a posé son épée sur le fauteuil le plus prés de la porte; Betsy tient ung lumière ^ elle rallume les bougies sur la table, et se retire ensuite,)
MADAMX MURER f attirant Eugénie à elle.
C'est trop résister , Eugénie , )e le veux absolument
LE COMTE9 d*un air empressé.
J'arrive l'effroi dansTame. Un billet que j'ai reçu ce soir m'a glacé le sang ; et les deux heures qui ont précédé ce moment ont été les plus cruelles de ma vie.
MADAME MURER, fièrement.
Ce n'est pas votre exactitude qu'il faut défendre.
Quel sombre accueil! A quoi dois-je J'aitribuer ?
MADAME MURER, indignée.
Descendez dans votre cœur.
i5o EUGENIE.
LE COMTE
Que dîtes-TOiis? Ces vains bruits d*un mariage auraient-ils opéré... ?
BU GÉNIE y vivement à elle—même.
Affreuse dissimulation!
S2ABAME MURER, Iw fermant la bouche
de sa muin.
NVpnisez pas le reste de vos forces, ma chère nièce. ( Ju Comte, ) Ainsi tout ce qu*on rapporte à ce sujet n*est donc qu'un faux bruit? (Eugénie s'assied et couvre son visage de son m>ouchoir,)
LE COMTE, moins ferme.
Daignez revenir sur le passé , et jugez vous-même : comment se pourrait-iU..
MADAME MUllER, Vexajrdnartt. Vous vous troublez...
LE COMTE, troublé.
Si je ne suis pas cru , j'aurai pour moi...
j'invoquerai les bontés de ma chère Eugénie.
MADAME MURER, froidement.
Pourquoi n'osez -*- vous l'appeler votre femme?
EUGÉNIE, outrée, à elle-même.
Qui m'aurait dit que mon îndigiAtion pût s'accroître encore l