ACTE V, SCÈNE ÏX
tant de larmes n'est plus en état de recevoir aiiciin0 coBs&latîon.
LE COMTE y vivement.
Non, non. L^excès de la dooletir seul a porté le trouble dans ses esprits.
MADAME MURER, pleurant, .
Hélas ! nous n'espérons plus rien. (Setsy est debout derrière le fauteuil de sa maîtresse, et s'estuie les yeuoc avec son tablier, ) LE COMTE, effrayé, Craindriez-vous pour elle ? Ah ! laissez-moî me flatter que je ne suis pas si coupable. ( D'un ton plus doux. ) Eugénie ! chère épouse ! tette voix qui avait tant d'empire sur ton cœur , ne peut-elle plus rien sur toiP (U lui prend la main.) • . • .
s u G £ NIE , rappelée à elle par le mouvement qu'elle regoit, regarde en silence , fait un mouvement d'horreur en voyant le ConUer se retourne t et dit :
Dieux... ! j'ai cru le voir...
LE COMTE, S0 remettant à ses pieds.
Oui , c'est moi. . '
B u G É N I B , dans les bras de sa tante , dit en frissonnant sans regarder, C*est lui.'. }
i8o EUGÉNIE.
vous lui faîtes; j^ ne suis pas 'insensible k ▼otre procédé , màis^j'aime mieux ta consoler toute ma vie du malheur de vous avoir connu , que de la livrer à celui qui a pu la tromper une lois. Salermetélui rend toute mon estime.
L E C M T E , pénétré.
Laissez-vous toucher, Eugénie; jenesur^ vivrais pas à des refus obstinés.
EUGÉNIE veut se lever pour sortir , sa faiblesse la fait retomber assise i
Cessez de m« tourmenter par de vaines instances ; le parti que fax pris est inébranlable : i*ai le monde en horreur.
LS COMTE, regardant autour de Itd, s'adresse enfin à madame Murer,
Madame , je n*espère plus qu*en vous.
MADAME MURER, fièrement.
Je consens qu*elle vous pardonne , si vous pouvez vous pardonner à vous-même.
LE COMTE, d'une voix forte et d'un ton
de dignité.
.Vous avez raison ; celui qui s*est rendu si criminel , est à jamais indigne de partagerson sort. Vous n'ajouterez rien dont je ne sois pénétré d'avance... (>^£u^enie, avec plus de
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