Opt. Mil. lib. VII, n. 3, pag
3. S. Caesar. Arel., Epist. ad Siymm., tom. I, Conc. (iall., p. 184.
4. S. Aug., epist. xliii, t. II, col. 91; S.Iren., lib. III, cm, p. 175; S. Cypr., ëpist. lv, p. 86; Theod., Ep. ad lien, cxvi, tom. III, pag. 989; S, Avit.^ En ad Faust., tom. I. Conc. GalL, pag. lf>8; S. Prosper, Carm. de lngr., cap. il. Conc. Chalc, Relat. ad Léon., Lab., tom. IV, col. 837; Libell. Joan. Const, ibid col. 1486; S. Ont. Mil., lib. II, n. 2, p. 28.
de l'église. 501
ce qui doit rester, selon la parole de Jésus-Christ et la constante tradition de nos Pères, dans l'ordre commun de l'Église : et puisque c'étoit le conseil de Dieu de permettre, pour éprouver ses fidèles, qu'il s'élevât des schismes et des hérésies, il n'y avoit point de constitution ni plus ferme pour se soutenir ni plus forte pour les abattre. Par cette constitution, tout est fort dans l'Église, parce que tout y est divin, et que tout y est uni : et comme chaque partie est divine, le lien aussi est divin; et l'assemblage est tel que chaque partie agit avec la force du tout. C'est pourquoi nos prédécesseurs, qui ont dit si souvent, dans leurs conciles ' , qu'ils agissoient dans leurs Eglises comme vicaires de Jésus-Christ et successeurs des apôtres qu'il a immédiatement envoyés, ont dit aussi dans d'autres conciles2, comme ont fait les papes à Châlons, à Vienne et ailleurs, qu'ils agissoient « au nom de Pierre, » «vice Pétri, » « par l'autorité donnée à tous les évêques en la personne de saint Pierre, » « auctoritate episcopis per beatum Petrum « collata, » « comme vicaires de saint Pierre; » ce vicarii Pétri, » et l'ont dit lors même qu'ils agissoient par leur autorité ordinaire et subordonnée ; parce que tout a été mis premièrement dans saint Pierre, et que la correspondance est telle dans tout le corps de l'Église, que ce que fait chaque évêque, selon la règle et dans l'esprit de l'unité catholique, toute l'Église, tout l'épiscopat, et le chef de l'épiscopatle fait avec lui. S'il est ainsi, Chrétiens, si les évêques n'ont tous ensemble qu'une même chaire, par le rapport essentiel qu'ils ont tous avec la chaire unique où saint Pierre et ses successeurs sont assis; si, en conséquence de cette doctrine, ils doivent tous agir dans l'esprit de l'unité catholique, en sorte que chaque évêque ne dise rien, ne fasse rien, ne pense rien que l'Église universelle ne puisse avouer : que doit attendre l'univers d'une assemblée de tant d'évêques? M'est-il permis, Messeigneurs, de vous adresser la parole, à vous de qui je la tiens aujourd'hui; mais à vous qui êtes mes juges et les interprètes de la volonté divine? Ah! sans doute, puisque c'est vous qui m'ouvrez la bouche, quand je vous parle, Messeigneurs, ce n'est pas moi qui vous parle, 'c'est vous-mêmes qui vous parlez à vous-mêmes. Songeons que nous devons agir par l'esprit de toute l'Église; ne soyons pas des hommes vulgaires que les vues particulières détournent du vrai esprit de l'unité catholique : nous agissons dans un corps, dans le corps de l'épiscopat et de l'Eglise catholique, où tout ce qui est contraire à la règle ne manque jamais d'être détesté ;car l'esprit de vérité y prévaut toujours. Puissent nos résolutions être telles, qu'elles soient dignes de nos pères, et dignes d'être adoptées par nos descendants; dignes enfin d'être comptées parmi les actes authentiques de l'Église, et insérées avec honneur dans ces registres immortels où sont compris les décrets qui regardent non-seulement la vie présente, mais encore la vie future et l'éternité toute entière !