A RODOLPHE DE BINA
SONNET
L'intelligence et l'amour, au printemps de ta vie, te donnèrent, ô Bina, des ailes pour'ToIer avec Adamns, guide prédestiné, et pour parcourir en tous sens notre sphère/
C'est ainsi qu'on arrive à cette supériorité complète, qui à tous deux vous a donné la gloire, et qui vaincra ce mal qui, depuis longtemps, travaille l'Allemagne, l'Allemagne qui désespère de ses fils.
Mais j'aperçois en loi, descendant de héros, des dons vraiment divins; ah! laisse au vulgaire qui s'c'gare les folies et les sophismes.
Toi, dont l'âme est ardente, altière et pieuse, déclare k guerre aux écoles de l'erreur. Déjà je te vois vainqueur et je vois en Dieu !
(*) Philosophe allemand qui voyagea plusieurs années en Europe avecTobie Adamus, et qui visita Cainpanella dans sa prii^on.
A TOBIE ADAMUS.
SONNET
Portant en main la lanterne cynique^ ta as parcouru, ô Adamus ! l'Europe, l'Egypte et l'Asie, jusqu'à ce que tes pas se soient enfin arrêtés dans cette partie de l'Italie, où, enseveli dans une caverne cyclopéenne.
Je trempe pour toi, dans la lumière éternelle, un glaive qui doit être fatal à ceux qui obscurcissent la vérité et nuissent à tout ce qui s'est écrit parmi nous, pour la gloire de celui qui nous fit et nous gouverne.
Armé par l'intelligence suprême, tu marches contre les sophistes, les hypocrites et les tyrans, pour en délivrer ta patrie.
Quel malheur! si tu t'égares, mais quel grand bien! si tu tournes ta vertu, ton courage, ton intelligence et ta vie toute entière vers l'aurore des rayons éternels !
DE GÀMPAISELLÂ. ll|