SCÈNE I
la personne de Colette tout ce qu'il faut pour me V<*n(lre heureux.
LÉP INE.
Puisque vous êtes dans ce goiàt-là, monsieur, jeu suis ravi, je vous assure; je vous en félicite, et je [)Ourraibien avoir l'iionueur de devenir votre oncle.
CLITANDUE.
Comment , mon oncle ?
LÉPINE
Oui , monsieur : madame Julienne la meunière est, comme vous savez , la tante de votre charmante Colette.
CLITAXDRE.
Eh bien ?
LÉPINE
Eh bien, monsieur, je trouve dans la personne de la tante tout ce que vous trouvez dans celle de la nièce; et comme je ne m'oppose point à votre satisfaction, vous ne voudrez pas mettre obstacle à ma petite fortune peut-être?
CL1TA3.DKE.
Quelles visions tu te mets dans la tête 1 Toi, épouser madame .Tulienne ! il iaut auparavant qu'elle devienne veuve.
LÉPINE
Oh! elle l'est, monsieur; le meunier est défunt, sur ma parole.
CLITANDRE
Tu ne sais ce que tu dis , cela n est point.
19a L'E MARI RETROUVÉ.
LÉ FINE
Que diatitre seroit-il donc devenu? 0n l'a assom» mé quelque part , sui* ma parole ; tout le monde le croit, du moins; et il faut que madame Julienne en soit bien sûre, elle; car, depuis quelques jours , elle est d'un contentement , d'une gaieté. . . .
CLIT ANDRE
Je lui pardonnerois de ne le pas regretter : un fou , un imbécile , qui , sans la résistance de sa femme , auroit rendu sa pauvre petite nièce malheureuse I
lÉPINEi
Il prétendoit la marier à monsieur le bailli; et ce monsieur le bailli n'a pas encore renoncé toutà-fait à ses prétentions.
CLIT AN D r; E.
Il peut se flatter tant qu'il lui plaira; mais la tante est dans mes intérêts.
lépine.
Vos affaires sont en bonne main ; c'est une maîtresse femme. La voici , monsieur.,