LÉ T» I N E
Oli! madame Julienne sait bien ce qu'elle fait, monsieur.
Oh! pour cela, oui : j'ai toujours voulu être la maîtresse. Quand Julian me faisoit l'amour, il m'a tant dit qu'il étoit mon serviteur, que je n'en ai jamais voulu démordre. Du depuis que je sommes mariés, il a voulu faire le maître; oh, damel je nous sommes trouvés deux; je nous sommes querellés, je nous sommes battus; aussi, ça fait que je ne nous aimons gnèrcs. A la parfin , je li ai fait désarter la maison, et de cette manière-là jcî suis demeurée la maîtresse, moi , comme vous voyez.
LÉPINE
Si la nièce suit l'exemple et les leçons de la tante, vous allez faire un beau mariage, monsieur.
CLITASDRE.
Paix, tais-toi.
JULIENNE
M'en croirez- vous, monsieur Clilandre? sarvczvous de l'occasion. Vous aimez Colette, aile est gentille, aile a de bon bian,j'onsvingtmi]lc francs à elle, ça est bon à prendre : je vous la veux bailler, parce que Julian la vouloit bailler à un autre. Si , par aventure , je n'avois plus parsonne qxii m'obstinît, je changerois d'avis peut-être, et vous en enragcriais, je gage.
CM TAN DUE
Oui, je sevois au désespoir si vous deveniez con-