JU L IEN-5E
Dame, acoutez; je prétends que ça fasse fracns dans le pajs, et que tout le monde sache que vous serez, mon neveu.
CLITANDRE
Je m'en fais trop de plaisir, pour ne m'en pas faire honneur, je vous assure.
JULIENNE
Bon, tant mieux; le bailli en crèvera de dépit , et je m'en vais faire prier de la noce toutes les meunières des environs, pour qu'elles aient la rage au cœur de voir Colette devenir grosse madame.
LÉ P INE
La bonne personne que madame Julienne !
JULIENNE
Il faut faire les fianrailles dès aujourd'hui , monsieur Clitandre ; je baillerai le festin , moi : ayeznous des ménétriers, tant seulement.
LÉPINE
C'est mon affaire à moi , je m'en charge.
CLITANDRE
Et moi, je vais avertir ma famille de la résolution que j'ai prise, les inviter à venir prendre part à mon bonheur-, et je me rends ensuite auprès d«
igG LE MARI RETROUVÉ.
votre charmante nièce, pour ne la quitter de ma vie.
L'aimable petit homme! Adieu, mon neveu.