SCÈNE XL Aif
COLETTE
Nous avons de l'amour l'un pour l'autre! Qui t'a dit cela , Chariot ?
Eh pargué! je sens hian le mien, pai-sonne n'a que faire de me le dire ; et pour ce qui est du vôtre , il mest avis que du depuis quatre an* vous m'en avez baillé tant de siî;niliance —
LÉPINE
Aie , aie , aie.
COLETTE
Je t'ai donné des signifiances d'amour, moi? Eh! qu'est-ce cjue c'est que l'amour, Chariot? Je ne le connois pas encore.
c H A n L o Ta
Oh tatigué , nOn ! queule ignox-ante! aile en sait morgue bian plus qu'aile ne dit, moniieur de Lépine.
COLETTE
Mais vraiment , Chariot , tu perds l'esprit; et t» ferois croire des choses....
CHAR LOT
Pargué, je le fais exprès ; je sis bian aise qu'on •ache ce qui eu est , et je ne veux pas que vous attrapiais personne. Oh! j'ai de la conscience, moi.
LÉP I NE.
Voilà un honnête gai'çon.
COLETTE
J'en ai aussi , je t'assure ; et , pour te tirer de ton erreur, je te dirai en bonne conscience que j« n»
»ao LE MARI RETROUVE.
t'aime point, que je ne t'ai jamais aime, et que ja ne t'aimerai de ma vie.
LÉPINE
Cela est fort êlair, monsieur Chariot , et voilà une déclaration dans les formes.
CH AnLOT.
Oh palsanguenne ! aile ne pense point ça; c'est pour vous le faire accroire : morgue , c'est un animal bian trompeux que la fem.elle d'un homme !
LÉPINE
Il ne faut pas toujours se fier aux apparences , monsieur Chariot.
c K aulot.
Me traiter de la magnière I allez7 cela n'est ni biau , ni honnête , après tout ce qui s'est passé depis que je nous connoissons.
COLETTE
Eh! que s'est-il passé, dis , maroufle , qui la fasse penser que j'ai de l'amour pour toi ?
CII ARLOT
Quoi! je n'ons pas joué ensemble à la madame, à colin-miaillavd , à la queuleuleu, à pétangueule?
COLETTE
£h bien ?
CH AULOT.
Ce n'est rian que ça, n'est-ce pas ? Et quand je jouions à la cleumisette? AcQutez, ne me faites pas parler.