SCÈNE XL
COLETTE
Paile, parle, je ne te crains point; quand nous jouions à la cleumiselte, que veux-tu dire?
en ARLOT.
On nous trouvoit toujours tous deux dans la mûme cache. Sout-ce des prennes que ça, monsieur de Lépine?
LÉP I>' E.
Non , vraiment.
COLETTE
Voyez le grand malheur I Eh! pourquoi m'y venoià-tu trouver, dis ?
Parce que je vous aime. Mais pourquoi ne me chassiais-vous pas, vous ?
COLETTE
Parce que je ne savois pas que tu maimasscs, et que je ne t'aimois pas, laoi.
CH ARLOT
Âlîe ne m'aimoit pas ! qu'aile est trigaude ! Quand je dansions aux chansons, aile étoit toujours la première à me prendre; et si aile auvoit voulu pouvoir me tenir par les deux mains, tant 3,\\e étoit assotée de ma parsortne.
COLETTE
Tu t'es figuré cela, mon pauvre Chariot.
Oh pargué noni je sais bian ce que je dis. Tenez, monsieur de Lépine, aile faisoit cent fuis plua de caresses aux francs moigniaux que je lui déni-
35,a LE MARI RETROUVE.
chois, qu'à tous les maries que lui baiiloient les autres. Margué n'est-ce pas là de l'amour? je vont tn fais juge.
LÉPINE
11 y a quelque chose à dire à cela, vous aves raison : mais il n'y a pas de quoi rebuter mon maître; et ces bagatelles-là ne l'empêcheront pas de conclure le mariaire.
C H An LOT.
Ça ne l'en empêchera pas ?
LÉ PI NE
Kon vraiment.
CH AnLOT.
Tatigué, que je sis fâché de ce qu'il n'j en a pas davantage!
COLETTE
J'en suis foit contente , moi ; tu l'aurols dît ds même.
Oh! pour sti-là, oui, je vou^ en réponds.
COLETTE
Où est votre maître , monsieur de Lépine?
LÉPINE
Vous ne tarderez pas à le voir : je vais voua l'amener dans le moment même.
C OLETTE.
Et moi, je vais l'attendre avec impatience.
CH ARLOT
Hom f la masque!
SCÊNEXH. aa«