SCÈNE XIX. *o
Cela change la thèse, au moins, et je ne puis pas en conscience , moi , donner les étiivièies % mon père.
MADAME LA IIOCHE.
Que veut-il donc dire ?
CLITANDRE
J'étois ici dans le dessein de troubler son acquisition ; mais je vous assure que bien loin de faire la moindre démarché. . . .
M AUGR EBL EU.
Oh! les choses s'accommoderont, je vois bien Gela : l'acquisition demeurera à mon père, et ma sœur servira de pot de vin. Pourvu que je trouve aussi mon petit compte dans ce petit marché-là, moi.
CLITANDHE.
Vous l'y trouverez. Ma lieutenance est vacante, je vous la donne.,
M AUGREBLEtr.
Bon , tant mieux , grand merci , beau-frère : il ti'est morbleu xien tel,' pour faire fortune , que le canal des femmes : et combien de grands officiers seroient très subalternes, s'ils n'avoient eu de jo-« lies sœurs ou de jolies cousines L
MADAME LA ROCHE
La grande aûaire est à présent de faire cons€iitir votre père
t«# LES VACANCES.
«lAVCrnTS.hhZV.
Il consentira à tout , j'en donne sa parole , et !« lilleul et moi , nous allons lui faire entendre. , . .
CLITANDRE
Monsieur de Lépine , au moins, songez. . . .
LÉPINE
Je comprends, monsieur, je suis pajé d'avancej je travaillerai utilement, sur ma parole. Allez faire ensemble un petit tour de promenade seulement; mais fort court, surtout; je vous suis caution qu'à votre retour les aôaiies seront bien avancées.^
CLITANDRE
Laissons nos intérêts entre leurs mains : allons ensemble , madame.